Full text: L'évolution industrielle de la Belgique

342 ÉVOLUTION INDUSTRIELLE DE LA BELGIQUE 
115.190 ouvriers, sur un total de 180 449 (v. XVIII, p. 170 
et 171) soit 63.8 °/ 0 , la place prépondérante. «L’industrie 
houillère, dit Y Exposé général du recensement, inter 
vient pour une part importante dans ce total ; une 
même société exploite, en effet, fréquemment des sièges 
disséminés en divers endroits plus ou moins voisins » 
(v. XVIII, p. 170). Sur les 115 190 ouvriers des in 
dustries des mines et métaux 106.552, ou presque la 
totalité, appartiennent à la très grande industrie, 
90.800, c’est-à-dire, 78.0 °/ 0 , travaillaient dans des en 
treprises de plus de 1000 ouvriers. Sur les 19 firmes, 
exploitant des entreprises non contiguës et occupant 
plus de 2000 ouvriers, 17 appartenaient à l’industrie 
des mines et métaux, avec la plus grande en tête, 
(8068 ouvriers) (v. XVIII, p. 170 et 171). 
Nous voyons donc que l’industrie minière et métal 
lurgique qui est la plus éloignée du consommateur est 
aussi celle qui démontre la plus forte tendance vers 
la concentration. C’est ici aussi que les syndicats de 
producteurs se sont le plus fortement développés. « Les 
syndicats d’organisation définitive, écrit De Leener 
en 1904, sont peu nombreux ; tels sont cependant le 
Syndicat des charbonnages liégeois, le Syndicat des 
cokes, les Syndicats consommateurs de brai, le Syndi 
cat de rails et acier » (1). 
Poursuivant notre analyse, nous voyons que partout 
la concentration est plus forte dans les industries 
fournissant la matière première que dans celles qui la 
(1) G. De Lkbner : Les syndicats en Belgique. 1904, p. 158.
	        
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