Full text: L'évolution industrielle de la Belgique

LA CONCENTRATION INDUSTRIELLE 
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travaillent. Tandis que dans la filature mécanique de 
lin 04,52 °/ D des ouvriers sont occupés dans la très 
grande industrie, dans le tissage mécanique il n’y en 
a que 29,23 °/ 0 . (v. XVIII, p. 167). 
Il y avait dans les entreprises de plus de 500 ouvriers, 
dans les : 
Filatures mécaniques de coton, 2040 ouvriers sur 
7638 soit 26,71 °/ 0 
Tissages mécaniques de coton, 1886 ouvriers sur 7494 
soit 25,17 °/ 0 . 
Tandis que la filature à la main n’existait plus, il 
y avait en 1896 encore 23 tisserands de coton, occu 
pant 126 ouvriers (v. XVIII, p. 182). De même, dans 
l’industrie linière et lainière, c’est uniquement le tissage 
à la main qui a gardé quelqu’importance, tandis que 
les fileurs et filcuses ont disparu presque complète 
ment (1). Il en est de même dans l’industrie du jute 
(v. IV, p. 177). 
Ce qui est caractéristique c’est que, dans toutes les 
industries texliles, la filature a toujours, longtemps 
avant le tissage, modifié la technique et appliqué les 
méthodes nouvelles de production. 
Nous donnons ici d’autres exemples qui prouvent que 
dans les phases qui précédent la production des arti 
cles finis, la concentration est plus grande que dans 
(!) Le nombre des fileurs-euses, etc. était, dans l’industrie linière de 
157, travaillant à domicile (v. IV, p. 184) ; dans l’industrie lainière de 25 
(v. IV, p. 192). Le nombre des tisserands à la main était de 7808 (452 arti 
sans indépendants ; 735(3 ouvriers à domicile (v. IV, p. 186) et de 5651 
(69 artisans indépendants ; 5582 ouvriers à domicile) (v. IV, p. 1906) res 
pectivement.
	        
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