LA CONCENTRATION INDUSTRIELLE
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surtout à l’heure actuelle que les produits finis sont
fournis à de grands magasins, à des coopératives ou à
des pouvoirs publies. Ces organisations, ayant à leur
disposition des spécialistes, des experts, etc., et achetant
en très grandes quantités, exercent sur l’industrie
une pression toute autre que le consommateur individuel
et rendent naturellement la lutte des petites
entreprises plus difficile.
Il faut aussi tenir compte du fait que le « rationalisme »
du consommateur varie beaucoup suivant qu’il s’agit
d’hommes ou de femmes, d’articles d’usages quotidien
ou de luxe. Ainsi, la boulangerie, la cordonnerie subissent
une pression plus forte que l’industrie des fleurs
artificielles, des articles en jais, etc.
2° Nous avons dit plus haut qu’il est faux de vouloir
expliquer la concentration par l’intervention plus ou
moins grande des machines ^p. 328). Si nous avons
écarté ainsi la technique, comme cause du bouleversement
économique, nous devons en tenir compte
comme une « force modificatrice » Prenons un exemple.
Il y avait en 1896 (v. XVIII, p. 183) :
Filature mécanique de laine peignée, 4625 ouvriers sur
4841 soit 95,5 °/ 0 ,
Filature mécanique de laine cardée, 3531 ouvriers sur
4949 soit 71,3 °/ 0 ,
occupés dans la grande et très grande industrie. Ce
fait s’explique probablement par une raison technique II
est en effet très facile de fonder une fabrique de laine
cardée, car on n'a qu’à acheter des déchets de la filature
de laine peignée. Pour la laine peignée, au contraire, il