Full text: L'évolution industrielle de la Belgique

LA BELGIQUE INDUSTRIELLE 
33 
sieurs martinets servant à parachever le travail. Un 
martinet occupait trois ouvriers et façonnait 125.000 
kilogr. de fer par an (1). 
C’est aussi sur les bords de l’Ourthe et de la Ves- 
dre que la nécessité de se rapprocher des cours d’eau, 
afin d’y puiser gratuitement la force motrice, avait 
groupé la plupart des fonderies du pays de Liège. Ces 
usines alimentaient toutes les petites clouteries de la 
région (2). Leur matériel était des plus simples ; un 
marteau pour le dégrossissage du fer, un feu de forge 
ou un four dormant pour le réchauffage des barres, 
composaient, avec le train de fonderie qui en était 
1 élément essentiel, tout l’outillage de l’usine. Elle n’oc 
cupait ordinairement que 5 à 6 ouvriers, travaillant à 
façon pour les marchands des environs de Liège (3). 
Voilà ce qu’était l’industrie sidérurgique vers la fin 
du XVfII e et le commencement de XIX e siècle. 
L’exploitation de la houille ignorait aussi les gran 
des entreprises, occupant des milliers de salariés. Elle 
était organisée par des groupes de mineurs, constitués 
en compagnies, dont les associés s’appelaient parchon- 
niers, maîtres comparchonniers ou parchons (dans le 
pays de Liège). Chaque sociétaire était tenu de verser 
sa mise, de « fournir à la scédule » suivant l’expres 
sion du temps. 
Celle scédule était réglée par le compteur, élu de 
(!) Thomassin 1: . c. p. 442. 
(2) Ib. p. 439. “ Ces usines très anciennes dans ce département sont au 
nombre de quatre ». 
(3) J. Franquoy : 1. c. p. 372.
	        
Waiting...

Note to user

Dear user,

In response to current developments in the web technology used by the Goobi viewer, the software no longer supports your browser.

Please use one of the following browsers to display this page correctly.

Thank you.