LE PÉROU ÉCONOMIQUE
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rentes explorations ont permis de déterminer le cours de
quelques-unes de ces grandes rivières qui permettent de
se rendre des hauts plateaux péruviens à Iquitos sur
l’Amazone.
X. — L’Amazone, sous le nom de Maranon, prend sa
source dans le lac de Lauricocha, dans le département de
Junin ; il n’entre au Brésil qu’après avoir parcouru plus
de 2.000 kilomètres en territoire péruvien, il prend le nom
de Solimoes et ne devient pour les Brésiliens le véri
table Amazone qu’à partir de son confluent avec le rio
Negro. Depuis sa source jusqu’à son embouchure, ce
fleuve incomparable reçoit plus de 11.000 affluents et
arrose par lui-même ou par ses tributaires 3.200 kilomètres
en latitude et 2.800 kilomètres en longitude, c’est-à-dire
les territoires de six États sud-américains.
Parmi les affluents de l’Amazone sur lesquels le gou
vernement péruvien fonde les plus grandes espérances
pour donner une issue sur l’Atlantique aux innombrables
ressources naturelles que renferme son territoire de la
Montana, figurent : le Huallaga, l’Ucayali, le Pachitea,
le Pichis, l’Apurimac, l’Urubamba, l’Ené, le Péréné, etc.
Le Huallaga est une des rivières les plus torrentueuses
du Pérou. Ce serait le meilleur moyen de communication
avec l’Amazone, si la navigation à vapeur n’était malheu
reusement arrêtée par le rapide au Pongo cL’Aguirre, à
167 milles au sud de son embouchure. Le Huallaga prend
sa source à Pucallacu à peu de distance de Cerro de
Pasco, et il se jette dans le Maranon après avoir reçu de
nombreux affluents. C’est la voie navigable la plus ancien
nement connue de l’Orient péruvien au port de Yuri-
maguas, non loin du Pongo de Manseriche. Elle est ré
gulièrement fréquentée par les vapeurs venant d’IquitoS
qui drainent par l’Ucayali toutes les marchandises, tous