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récipients chauflés à la vapeur. Au sortir de ceux-ci, le lait est trans-
porté aux appareils de cuisson ; après évaporation, le lait condensé est
amené dans des barattes qui sont placées, par groupes, sur un appareil
tournant. Le lait est soumis à une rotation rapide autour d’un axe
fixe, dans le but de le refroidir. Une fois cette opération terminée,
le produit est amené, selon les besoins, aux machines automatiques de
remplissage et de soudure. Le travail est continu. Le lait ne peut
être conservé d’un jour à l’autre, car il se décompose. Pendant l’été,
-es journées de travail sont très longues en semaine ; on travaille aussi
le dimanche, mais non la nuit. Pendant l'hiver, les journées de travail
sont très courtes,
Les opérations de pasteurisation et de cuisson exigent une main
d'oeuvre demi-qualifiée nécessitant quelques mois d’entraînement.
(iv) Ciment. (Procédé au four Schneider et rotatoire.)
Four Schneider. —La matière en poudre, sèche ou humide est trans-
formée en briquettes. Avec ces briquettes et du coke on alimente,
de façon continue et par extrémité supérieure un four vertical. Ce
four est tenu constamment sous l’action du feu; on retire le ciment
par le bas du compartiment récepteur.
Dans une usine employant 300 hommes, 9 seulement sont nécessaires
par équipe pour maintenir les fours en action ; 2 d’entre eux doivent
être des ouvriers qualifiés (un mécanicien et un cuiseur) ; les autres,
des ouvriers demi qualifiés.
Dans 2 usines, on charge à fond ces fours pour 24 heures à la fin de
la semaine ; mais cette méthode n’est pas à recommander, en raison de
la déperdition de chaleur et du risque que l’on court de chauffer trop
on trop peu. .
Four tournant —C’est là également un procédé continu. La matière
réduite en poudre est introduite par l’extrémité supérieure d’un four
tournant incliné. La mise à feu se fait au moyen de charbon pulvérisé
à l’extrémité inférieure, par où tombent les scories du ciment. Il faut
un cuiseur qualifié et un aide dans chaque équipe.
(v) Acier —(Fonderie.)
Lorsqu'on emploie le procédé Siemens et que l’on traite le métal à
chaud au sortir des hauts fourneaux, on doit travailler à la fin de la
semaine, soit pour compléter la conversion du métal en acier, soit pour
surveiller l’opération et maintenir le métal à une température con-
venable, lorsqu’on dispose de la place nécessaire.
Lorsque le métal est traité à froid, les seuls ouvriers employés à la
fin de semaine sont les ouvriers des fours qui entretiennent la tem-
pérature et les malaxeurs. Ces derniers ne travaillent pas pendant la
journée du dimanche, mais prennent leur travail le dimanche soir.
Ainsi, pendant une semaine, on fait 6 équipes de jour et 7 équipes de
nuit. Les fours sont de dimensions très considérables. Parfois, ils
contiennent jusqu’à 160 tonnes et on peut les laisser se refroidir sans
qu’il s’ensuive une perte sérieuse de combustible et sans que l’on risque
des avaries de matériel.