Full text: L' arbitrage international chez les Hellenes

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A. RÆDER 
sion principale était de chercher l’ancienne ligne frontière et de la 
marquer ; mais, en cas de doute, la commission avait à décider où 
la frontière devrait passer 1 . 
Dans certaines affaires d’arbitrage il ne s’agissait pas seulement de 
décider celle des parties qui avait le droit pour elle ; mais il pouvait 
en outre être question d’une indemnité que la partie coupable devait 
payer à l’autre et dont le montant devait précisément être déterminé 
par le tribunal. Lorsqu’Aratos au milieu de la paix avait essayé, 
en vain d’ailleurs, de s’emparer d’Argos, pour libérer cette ville de 
son tyran, et l’amener à entrer dans la Ligue achéenne, le point de 
savoir si Aratos avait attenté à Argos et à son maître, fut soumis 
à un tribunal arbitral réuni à Mantinée, et cela du consentement 
des parties a . Le tribunal en vint à ce résultat qu’Aratos, qui 
d’ailleurs ne comparut pas devant le tribunal, avait mal agi et devait 
être condamné à payer une indemnité de trente mines (environ 
deux mille sept cents francs), en d’autres termes une amende d’un 
caractère purement nominal. L’explication réside dans ce fait que 
le tribunal, bien qu’il fût obligé de déclarer Aratos coupable de 
violation de la paix, attacha une importance considérable, à titre 
d’excuse réclamant l’indulgence, à ce fait qu’il s’agissait de libérer 
une ville hellénique de son tyran. 
Lorsque Sicyone jugea entre Athènes et Orope, un procès dans 
lequel aussi une des parties (c’était Athènes) ne comparut pas devant 
le tribunal, Athènes fut déclarée coupable d’avoir nui à Orope en 
l’attaquant et en la pillant en pleine paix 3 . On attribua à Orope 
une indemnité qui n’était pas inférieur à cinq cents talents (environ 
deux millions sept cent mille francs). Sicyone avait jugé sur la 
réquisition du Sénat romain ; celui-ci dans la suite se laissa in 
fluencer et ramena le montant de l’indemnité à cent talents. Dans le 
différend de Paros et de Naxos ou Erétrie fut juge 4 , il semble 
aussi que l’une des parties, Naxos, fut condamnée à une indemnité 
1 n° XXXIV, 5. - s n° XL. - 8 n° LVI. - 4 n° XXXI.
	        
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