DES BANQUES 2x
il faut un endosseur : généralement c’est une banque qui
joue ce rôle. Or, les pertes pour la Banque de France résul-
tant des effets non payés (en souffrance, comme on dit), ne
dépassaient pas, année moyenne 2 à 3 centimes par 100 fr. !
Le change.
Ce mot de change, qui naguère effrayait les étudiants à
l'examen, est devenu familier à tout le monde depuis la
guerre tant on en a entendu parler !
Le change pourrait être défini : l’art de régler les dettes
d’un pays à l’autre sans débourser de monnaie.
Les portefeuilles de toutes les grandes maisons de banque
— de celles du moins dont les opérations s’étendent à
l'étranger — sont bourrés de liasses de lettres de change et
de chèques payables sur toutes les « places » comme on dit,
sur Londres, sur New-York, sur Milan, ete. Elles repré-
sentent des valeurs de centaines de milliards et sont l’objet
d’un commerce fort actif. On les désigne sous le nom
générique de papier ou aussi de devises.
Les banquiers qui les possèdent et qui en font le commerce
ne sont évidemment que des intermédiaires. Il faut donc se
demander chez qui ilsachètent cette marchandise, ce papier,
et à qui ils le revendent.
Chez qui l’achètent-ils ? — Chez ceux-là qui le produisent,
chez tous ceux qui par une cause quelconque se trouvent
avoir des créances sur l’étranger, mais surtout chez les
négociants français qui ont vendu des marchandises à
l’étranger et qui, à la suite de cette vente, ont tiré une lettre
de change sur leur acheteur de Londres ou de New-York,
ou reçu de lui en paiement un chèque sur Londres ou
New-York.
A qui le vendent-ils? A tous ceux qui en ont besoin et
ceux-là aussi sont très nombreux. Ce papier est fort
recherché par toutes les personnes qui ont des paiements à
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er
y.