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le dernier. Car, il en peut naître chaque jour de nou-
veaux, de même qu’il y en a, nous l’avons vu, qui s’at-
ténuent et disparaissent. D’autres aussi sont rapidement
imités par d'autres groupes du commerce de détail. Ne
citons que pour mémoire les fausses liquidations qui,
sous des noms divers, durent le long de l’année. Liqui-
dations où l’on débite au rabais, non seulement des fonds
de tiroir dont il faut se débarrasser, mais des articles
commandés exprès pour la circonstance et de qualité par-
ticulièrement médiocre, ou pourvus de fausses étiquettes,
dans le but de donner l'impression d’un rabais énorme
qui n’a jamais été consenti. L'usage abusif des primes
constitue un chapitre à part. Il semble fort innocent, car
chacun de nous fait de son bien ce qu’il veut et peut aussi
le donner au premier venu. Cependant, cet usage des pri-
mes sent la concurrence déloyale à plusieurs titres, en
particulier parce que Je client s’exagère la valeur de la
prime reçue et se livre sans défense à une suggestion
qui dépasse le degré normal de pression que la réclame
èst en droit d'exercer sur la clientèle. La publicité qui
trompe n'est plus de la publicité admissible *. Mais il y
a tant d’attrait à recevoir quelque chose sans payer, ou
en s'efforçant de s’imaginer qu’on ne le paye pas, que
le système des primes aura bien certainement la vie
dure. Si nous en croyons des interventions législatives
récentes, il fleurit plus que jamais en Allemagne et y
revêt des formes plus que jamais intolérables?. C’est
‘ La Chambre des métiers de Leipzig parle ainsi des
» primes : «…die vielfach zu beobachtenden Zugaben oder
» Beipackungen von Gegenständen für gekaufte Waren in
> Verbindung mit den hierbei angewendeten Geschäîts-
> gebahren, um Kunden anzulocken.…. »
? V. le Bulletin de l'Institut International des Classes
moyennes (55, Avenue de la Couronne, Bruxelles, numéro
de décembre 1928). A la page 141, se trouve un projet de
loi déposé au Reichstag, le 30 décembre 1928, pour com-