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seil d’administration des Galeries Lafayette est d'avis
que « si un employé ne gagne pas sa vie, il n’y a rien
» à en attendre. De la marchandise, tout le monde en
>» trouve, mais on ne trouve pas aussi facilement le per-»
sonnel ». Et il agit en conséquence *.
On peut se demander du reste si c’est bien aux représentants
de la classe moyenne à se faire Jes portevoix
des revendications sociales des employés de commerce
prolétarisés. I] y a bien des raisons de croire que
la dure situation des employés de Warenhäuser les laisseraient
froids s’ils n’étaient pas à la recherche de tout
ce qu’on peut objecter à ces maisons, s'ils n'étaient pas
prêts à enrôler dans leur lutte contre le commerce
capitaliste n'importe quelles troupes et faire flèche de
tout bois. Ils ne semblent pas en effet exagérément bien
disposés envers les ouvriers et employés lorsque les
Warenhäuser ne sont pas en cause :
«Enfin », disait le leader catholique Trimborn, énumérant,
dans le discours déjà cité, ce que les hommes
politiques qui prennent la défense de la classe moyenne
sont en droit d’exiger d’elle en retour, « la classe moyensne
doit accorder aux autres classes ce qu’elle réclame
» pour elle-même. Ceci s'applique entre autres à la clas-»se
ouvrière. Lie patron qui appartient à la classe
» moyenne doit lui aussi reconnaître l'égalité de droits
sde l’ouvrier au point de vue économique » *.
Il y aurait d’autres abus à reprocher aux Warenkäuser,
sans qu’on ait jamais la garantie d’avoir cité
! Voir toute la discussion relative aux frais généraux
des Galeries Lafayette, aux pages 3 et 5 du Détaillant de
l'Est du 25 décembre 1928.
? Endlich muss der Mittelstand anderen Ständen das
» gewähren, was er für sich selbst beansprucht. Das gilt
»namentlich gegenüber dem Arbeiterstand… Auch der
» Arbeitgeber im Mittelstande muss die wirtschaftliche
» Gleichberechtigung des Arbeiters erkennen. »