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nisme de l’Etat et s’est manifesté puissamment dans la
lutte des classes et dans la dissociation à laquelle ces luttes
ont donné lieu.
«Le fascisme ouvre la période de la reconstruction et
de la consolidation de l’Etat: là est la tâche historique du
fascisme, et sa valeur politique, qui est grande, réside dans la
contribution que la présente loi apporte à la reconstitution de
l’Etat.
« Ce projet de loi est donc une phase importante et décisive
de la consolidation de l’Etat. L'Italie a la gloire d’ouvrir ce
nouveau cycle de l’histoire de l’humanité; et le fascisme a
la gloire d’être l’artisan prineipal de la nouvelle mission que
l'Italie a assumée dans le monde. En effet, dans la loi que
nous discutons, se manifeste encore une fois l’essence intime
du fascisme qui résume en soi le principe de «socialité ».
Le fascisme, Messieurs, est « socialité » et le triomphe du
fascisme est le triomphe du principe de l’organisation sociale.
Voilà pourquoi le fascisme est un principe éternel en soi,
contingent seulement dans ses manifestations actuelles qui
sont italiennes, purement italiennes.
«La phase de consolidation de l'Etat, que le fascisme a
inaugurée et dont cette loi est un des moments les plus décisifs,
se manifeste à nous sous les formes et avec les modes que notre
époque permet.
«En cela consiste l'originalité de notre mouvement qui
veut construire un Etat fort et faire triompher le principe
d'organisation, non pas en se basant sur le privilège de quel-
ques-uns mais sur l’entrée des masses dans le cadre de
l'Etat et sur leur participation à la vie de celui-ci.
«Le fascisme a senti obseurément cette nécessité dès
le début de son existence, et il la consacre aujourd’hui dans
sa législation.
« Pour la première fois, les masses entrent dans l’Etat et
dans la nation, non pas en tumulte et mécontentes, mais
calmes, et heureuses de la place qui leur est assignée. Les
masses entrent dans l’Etat non pas pour le détruire mais
pour le consolider, pour lui donner la meilleure partie d’elles-
même, de même que l’Etat leur donne la plus haute protection
et la plus ample reconnaissance.
« Dans la triste période que l’Italie a traversée avant la
Marche sur Rome, et dans laquelle se trouvent encore beau-
coup d’autres peuples du monde, les travailleurs n’avaient