cts
grandes richesses économiques du monde, qu’exercent ces
nations. Nous nous défions à bon droit des organisations inter-
nationales qui ont toujours été un instrument de conservation
de la domination économique et politique des nations plu-
tocratiques étrangères, au détriment du peuple italien. Cela
n'empêche point que des organisations internationales puissent
exister et que l’on puisse y adhérer quand les intérêts de l'Italie,
y sont, en tout cas, défendus. C’est pourquoi la présente loi
admet que nos organisations aient des rapports avec les orga-
nisations internationales, mais elle exige l’autorisation préa-
lable du gouvernement qui, connaissant les conditions où
se déroule la politique internationale, est en mesure d’apprécier
s’il convient à nos organisations de faire partie d’une plus
vaste organisation internationale et de veiller à ce que cette
participation ne tourne pas au détriment de la production
italienne.
« Le sénateur Loria approuve le principe du tribunal du
travail et je lui sais gré de cette adhésion, car le tribunal du
travail est l’un des points fondamentaux du projet de loi.
Je suis également heureux que l’on ait apprécié le progrès
réalisé par le projet de loi sur les législations étrangères, en
franchissant le stade intermédiaire de l'arbitrage obligatoire,
pour arriver directement à la juridiction du travail proprement
dite. En effet, dans l’arbitrage obligatoire, il y à trace d’une
transaction volontaire entre les parties, tandis que dans le
domaine des rapports du travail ce n’est pas la transaction
qu’il faut, mais la justice, et cette justice ne peut être assurée
que par l'Etat.
«Le sénateur Loria manifeste quelques doutes au sujet
de la capacité des magistrats ordinaires à remplir ces hautes
fonctions. Le sénateur Schanzer lui a, selon moi, répondu
d’une façon définitive. Le tribunal ordinaire juge à tout mo-
ment de graves questions d’ordre technique et les juge bien.
J'ajoute que confier à la magistrature ordinaire cette tâche
élevée, c’est unepreuve de l’impartialité absolue avec laquelle
l’Etat veut administrer la justice entre les classes. Si nous
avions institué des tribunaux spéciaux, composés unique-
ment de techniciens et. de fonctionnaires, nous aurions prêté
le flane aux soupçons de partialité ou d’ingérence politique.
Au contraire, en confiant cette tâche à la magistrature qui,
de par sa nature, est habituée à l’impartialité et se trouve
dans une position de parfaite indépendance, le gouvernement
Oo.