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amélioration dans la présentation des marchandises. *
Dans ce domaine, les petits magasins spécialisés au-
raient d’autant plus tort de se laisser distancer par les
grands que les conditions naturelles dans lesquelles
ils travaillent leur permettent d'arriver, à cet égard,
à des résultats beaucoup plus parfaits que ceux qui
sont à la portée des grandes maisons. L'imitation effec-
tive des grands magasins est signalée avec satisfac-
lion par les amis du petit commerce ?.
Une forme de politique positive qui a eu assez peu de
succès et qui n’a vraisemblablement aucun avenir vu
que, comme il est possible de s'en passer sans nuire au
mouvement, personne n’en voudra plus assumer les in-
convénients, c’est la société de vente en commun, la
coopérative de vente. C’est une sorte de Warenhaus tenu
par des détaillants indépendants en lieu et place de
chefs de rayon. On a essayé de ce système à Bâle et
à Zurich en 1911, à Berne en 1922. Ces essais ont abouti
à une impasse, de même que ceux tentés en Allemagne. *
1 V. ce que dit André Blum, Détaillant de l’Est, 25 décembre
1928, page 5.
? Ainsi on lit dans Kapitalismus und Mittelstandspolitik,
de Wernicke, à la page 435, ce qui suit :
«So gestattet man jetzt mehr und mehr den freien Durch-
» gang durch den Laden, man heftet die Preise an die Wa-
» ren, sorgt für bessere Bedienung. In dieser Beziehung kann
> der kleine Kaufmann besonders von den grossen Waren-
» häuser lernen und hat es schon zum Teil getan. »
3 «Ebenso sind aus Deutschland zwei Beispiele bekannt
>(Berlin und Hagen), wo Detaillisten durch genos-
» senschaîtliche Warenhäuser ihre Lage zu verbessern such-
»ten. Beide Versuche scheiterten an der mangelnden Orga-
» nisationsfähigkeit und zu starker Gebundenheit der Leiter.
> Hirsch, Julius : Organisation und Formen des Handels und
> der Sozialôkonomik, V. Abt, Tübingen 1918, Seite 219. »
(Nous reprenons cette citation à Schurrenberger, op. cit.
p. 31.)
L'avis de Engel (op. cit. p. 97), est aussi que la difficulté de
faire fonctionner de semblables magasins en commun tient
au défaut d’une suffisante discipline coopérative.