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PREMIERES NO TIONS
Moise qui, dans ses lois, a dit aux Israélites: « Tu
A AS a A LU Ld » - 3 |
preteras a interét a I’étranger, mais jamais a ton
frére »; de penseurs comme Avristote, dont nous
venons de citer le mot ironique; des Romains euxmémes,
aussi durs que le vieux Caton qui disait :
« Qu'est-ce que préter A intérét ? autant dire
qu’est-ce qu'assassiner? », puis de toute I'Eglise
catholique par la voix de ses Péres comme par
les décrets de ses Conciles.
Cependant, ici encore, soyons heureux de copstater
que c’est 1a une question qui a perdu beaucoup
de son acuité, tout comme la question du
fermage. Aprés avoir rempli des siécles de son
bruit, le silence s'est fait.
Il est vrai qu’en 1849 — i y a plus de soixantedix
ans — Bastiat écrivait encore ces mots :
« L'esprit humain ne peut s’attacher, sauf pour les
problémes religieux, 3 une question plus grave que
celle de la légitimité de I'intérét. » Mais aujourd’hui,
le probleme de I'intérét passionne moins
encore |'opinion que le probleme religieux. Non
seulement on n’entend plus d’anathémes contre Je
prét a intérét, mais au contraire nous n’entendons
que des encouragements pour engager les gens 3