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PREMIERES NOTIONS
nuellement aux Etats-Unis, dit-on), n’a d’autre
but que de suggérer au consommateur des besoins
factices? C’est le désir du profit. Le marché natio-
nal et international est encombré de produits non
seulement inutiles mais méme nuisibles, que I'indus-
trie a accumulés au détriment de la satisfaction des
besoins essentiels des hommes.
Et méme quand les entrepreneurs pourvoient 3
nos besoins normaux, la encore leur service se
trouve sans cesse vicié par le désir du profit. Cha-
que marchand, pour gagner plus vite, n'a que le
choix : ou bien de majorer le prix des marchan-
dises, ou bien d’économiser sur la qualité en se
servant de matiéres de qualité inférieure et en se
laissant glisser sur la pente de la falsification des
denrées.
Quant a la loi de la concurrence que les écono-
mistes seraient disposés a qualifier — comme disent
les jurisconsultes quand ils parlent de la pres-
cription — de « patronne du genre humain », il
faudrait s’entendre sur la valeur de ce mot car il
comporte deux significations bien distinctes.
En tant qu'on entend par libre concurrence la