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l’alliîmagne économique.
que charbon de terre, grains et bois à brûler, qu on
admettait de la part de ceux-ci en franchise, se bor
nait à leur engagement de ne pas élever les droits
de transit les uns à l’égard des autres, et à la défense
pour chacun d’eux de conclure une association doua
nière avec quelque autre État sans le consentement
formel de tous. Quant à l’union du Nord, elle se
fortifia le 17 juillet 1828 de l’adjonction d’Anhalt-
Dessau et d’Anhalt-Kœthen ; l'année suivante, ce fut
le tour des duchés saxons, par 1 accession desquels
les rapports des provinces orientales avec les con
trées du Mein se trouvèrent affranchis des obstacles
antérieurs; le 31 décembre 1829 le landgrave de
Hesse-Hombourg adopta le système douanier de la
Prusse pour Meisenheim ; le 6 mai 1830, le duc
de Cobourg en fit autant pour la principauté de
Lichtenberg; et ces précédents furent suivis le
24 juillet 1830 par le grand-duché d’Oldenbourg
pour la principauté de Birckenfebl, et le 10 avril
1831 par le prince de Waldeck pour Waldeck, con
formément d’ailleurs à l’ancien mode des indem
nités à forfait. Mais le besoin d’une entente entre les
associations éparses paraît avoir été éprouvé de bien
bonne heure, puisque celles du Nord et du Midi con
clurent, dès le 25 mai 1829, un traité qui stipulait
les facilités commerciales les plus étendues, limitées
seulement pour certaines denrées ou certains pio-
duits par la diversité des deux systèmes d’impôt ou
par des ménagements envers l’industrie méridionale,