Full text: Compte rendu des travaux de la Chambre Syndicale pendant lʹannée 1926

Il était bien certain que, sauf peut-être quelques cas parti- 
culiers dont nous demandions par notre vœu précité du 
23 mers l’examen individuel, les droits, méme affectés des coef- 
ficients les plus fréquents de majorations, ne correspondaient 
plus à la protection qui avait été voulue par le législateur 
de 1892 et de 1916 dont les intentions doivent guider l’appli- 
sation des tarifs jusqu’à révision complète. 
Sur ce point aussi, les événements ont donné raison à notre 
argumentation. Nous disions : la dépréciation de la monnaie 
n’a de valeur protectionniste que pendant la courte période 
de décalage entre les valeurs intérieures et extérieures. Elle 
n’est pas, en elle-même, une protection, et les prix de revient 
se nivellent promptement aussitôt que le mouvement de baisse 
s’arrête. 
Qui peut prétendre, aujourd’hui, que la valeur du franc 
semble momentanément stabilisée à quatre sous de sa valeur 
d’avant-guerre, qu’il subsiste de ce seul fait une sutlisante 
protection douanière ? 
La vérité est que les questions monétaires n’ont sur les 
échanges qu’un effet très passager et que la bourrasque passée, 
les nations se retrouvent avec leurs avantages naturels et per- 
manents qui entraînent pour leur bon équilibre économique 
vénéral une raisonnable et adéquate protection douanière. 
Problème financier et lois financières 
Toutes nos difficultés personnelles ou corporatives, qu’il 
s’agisse de l’aspect politique ou économique de chaque pro- 
blème, ont pour cause commune et pour axe d’évolution ‘les 
difficultés financières du pays. 
Epuisé par une longue guerre, désappointé par les résultats 
d’une paix dont les conditions économiques semblent bien avoir 
été insuffisamment débattues et médiocrement conçues, mal 
appuyé dans l’après-guerre par d’anciens alliés pressés par 
de plus immédiats soucis et trop oublieux de leur rôle dans 
la commune victoire, notre pauvre pays s’est trouvé en face 
de difficultés financières écrasantes. 
Pour faire face à de pressantes nécessités, pour reconstituer 
ses régions dévastées, il a fallu escompter l’avenir, emprunter 
en donnant en gage le travail des générations futures, se 
débattre au milieu des plus urgents besoins d’arsent.
	        
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