Full text: L'Impôt foncier et la captation personelle sous le Bas-Empire et à l'époque franque

L’IMPOT FONCIER ET LA CAPITATION PERSONNELLE 
£, — [REDEVANCES PRIVÉES DES COLONS ENVERS 
LES PROPRIÉTAIRES. | 
« 1 cas. — Les colons, tels que nous venons de les définir, cons- 
titueront pour toute la somme qui leur est réclamée une caution sol- 
vable, de façon à restituer sans atermoiement aux propriétaires la 
totalité de leurs revenus, si la cause de ces derniers l’emporte en 
justice. La fidejussion est recevable pour trois ans et peut être 
renouvelée', et, tant que l’affaire sera pendante, les colons ne seront 
pas inquiétés pour ces redevances par les seigneurs fonciers. 
« 2° cas. — Les colons ne veulent ou ne peuvent constituer cau- 
tion. Alors les redevances en question seront prélevées par les soins 
du gouverneur pour toute la durée où elles sont réclamées par les 
propriétaires. Le produit sera déposé dans une maison sainte de la 
« cité” .» où est situé le domaine, ou si l’église locale n’est pas 
propre à conserver l’argent, dans l’église métropolitaine, en prenant 
toutes précautions utiles ; après sentence définitive, le dépôt sera 
versé aux propriétaires ou restitué aux colons. Que si les rede- 
vances sont effectuées en nature et en or, soit en tout, soit en 
partie, les fruits seront vendus également par les soins du gouver- 
neur et la somme qu’on en retirera sera déposée conformément aux 
prescriptions précédentes *. 
8. — [DU VERSEMENT DES IMPOTS PUBLICS. | 
« I*" cas. — Si les colons avaient l’habitude de verser l’impôt, 
qu’ils continuent à le faire, mais qu’il n’en résulte aucun préjudice 
pour les propriétaires, qui ne s’acquittaient pas des contributions 
publiques quand les colons se tenaient tranquilles et ne les atta- 
quaient pas [en justice]. 
« 2° cas. — Si, au contraire, il était d’usage que le propriétaire 
recueillit la totalité de l’argent [dû par les colons], pour en verser 
une partie au fisc et en garder une autre à titre de redevance, les 
colons auront à constituer une caution qui, sans qu’on préjuge du 
i. Renovetur et non removetur. 
2. Le chef-lieu de la civitas, c’est-à-dire du diocèse.
	        
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