3o L'IMPOT FONCIER ET LA CAPITATION PERSONNELLE
catégorie. Ainsi à Théra, sur le fond déjà nommé, un bœuf (gets),
un âne (Evoy), cinq brebis (xpééara) *.
6° Les colons ou fermiers (xéporxet), avec indication de leur âge,
à Théra seulement : Oewg[sAaxt|os qw. IToMrixRe ét[v] 30, Zoo
là] vo[yh], érôv 20.
7° À la fin, soit d’un fonds de terre, soit d’un groupe de posses-
sions, on - rencontre des formules ainsi conçues : EXOYEIN
KZ'ALTME, — EXI KZ €O'AT — KZ — HME (Théra), — KA,
KEIOC. KCXON (Astypalaea). Mommsen a proposé, quoique avec
doute, de les interpréter comme la somme des cabita de chaque pos-
sessio Ou fundus*.
Il est regrettable que les- cadastres parvenus jusqu’à nous se
couvent mutilés et ne concernent que des îles où le type du grand
domaine, qui nous intéresse tout particulièrement, devait être rare.
Néanmoins, on peut se rendre compte que ces fragments confirment
ce que nous disent et Ulpien et le Livre Svro-romain*.
Il est probable que les polyptyques de l’époque franque, bien que
dressés pour des besoins privés, reproduisaient la forme des
livres du fisc de l’époque romaine. Aussi n’est-il pas inutile d’étu-
Hier le plan du plus ancien et du plus détaillé de ceux qui nous sont
parvenus, le polyptyque de l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés,
dressé sur l’ordre de l’abbé Irminon à la fin du règne de Charle-
magne ou au début de celui de Louis le Pieux *.
à) En tête de la description de chaque domaine vient l’indication
de la nature et de la contenance de la réserve seigneuriale (indomi-
vicatum). Les terres labourables sont évaluées pour la superficie en
t. De même à Tralles (cf. note précédente).‘ °
2. Dans le cadastre de Tralles, à la fin de chaque domaine (Besxotéa), on donne
la somme des arpents (Cuyä), mais jamais celle des « têtes » (xepalai). M. Piga-
aiol (p. 45, note I) s’en est aperçu ; mais, quand il prétend que les capita (acpodal)
représentent l’impôt des colons, il fait confusion : le cadastre de Tralles (et aussi
celui de Mételin) ne donne que le chiffre des esclaves et des bestiaux (Botkwv xat
=wwv). Les colons (xgotxot) ne sont pas mentionnés. Peut-être n’en existe-t-il pas.
Le caput est en rapport intime avec le colonat et ces T&porxor qui figurent dans le
seul cadastre de Théra sont sans doute des fermiers, déclarés conformément au
de censibus (Cf. plus haut p. 78).
3. Cf. sur ce texte la Revue hist: de droit, 1925, p. 16, note 1.
4. L'édition de Benjamin Guérard, en 2 gros vol. in-4, a été refaite (1889-1895)
vec une introduction abrégée par Longnon en 2 vol. in-8 pour la Société de
l'histoire de Paris.