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BOURSE DE COMMERCE,
tonnes environ, représentant une valeur de plus de
90 millions de francs.
Le rôle de la Bourse des charbons et métaux,
en ce qui concerne les métaux, est moins important;
elle se borne à fournir aux négociants les rensei
gnements qu’elle reçoit chaque jour par dépêches spé
ciales.
Le marché des fontes, fers et aciers donne lieu à
des transactions basées sur les cours indiqués par les
gros producteurs de l’Est et du Centre. Ce marché, qui
est assez suivi, — pour les fontes, par les grosses mai
sons, pour les fers et aciers, par des maisons de toute
importance, — n’est pas spéculatif.
Le marché français du cuivre, de l’étain, du plomb,
du zinc, du mercure est absolument tributaire du
marché anglais ; les cours pratiqués à Paris reprodui
sent exactement ceux de la place de Londres, bien que
la France soit, en Europe, un des plus gros consom
mateurs de cuivre.
Les très grosses spéculations engagées en Angleterre
sur ces métaux entraînent des variations continuelles
des cours, qu’il faut suivre pas à pas dans l’intérêt des
industriels français. Ceux-ci peuvent être ainsi mis en
en garde contre les prétentions parfois exagérées des
représentants des maisons anglaises.
Pour toutes les raisons ci-dessus exposées, il ne
paraît pas possible d’évaluer le chiffre des transactions
annuellement pratiquées sur les métaux à la Bourse
de Paris, sans courir le risque de donner une estima
tion seulement approximative et peut-être même
erronée.