CHAI*. XVI. — DES IMI’UIS SUK EES SALAIRES. 20«)
moyens de remplir les colfres du prince sans eliar^er les sujets;
" moins qu’un plan de finance ne soit un objet d’entreprise
" ^Hdustrielle, il ne ])eut donner au gouvernement que ce qu’il ôte
” au particulier, ou ce qu il ôte au gouvernement sous une autre
” forme. On ne fait jamais, d’un coup de baguette, quelque chose
>' de rien. J)e quelque déguisement qu’on enveloppe une opération,
»quelque détour qu’on fasse prendre aux valeurs, quelque méta-
> morphose ([u’on leur fasse subir, on n’a une valeur qu’en la créant
» ou en la prenant. Le meilleur de tous les plans de finance est de
» dépenser peu, et le meilleur de tous les impôts est le plus petit. «
J'railé d’Écon. polit.. Édit. Guillaumin, livr. III, chap. 8.
Le docteur Smith soutient, dans tout le cours de son ouvrage, et
je crois, avec raison, que les classes ouvrières ne sauraient contri
buer aux besoins de l’État, l u impôt sur les choses de première
nécessité, ou sur les salaires, doit par conséquent être reporté des
pauvres sur les riches. Si donc le docteur Smith a voulu dire
que certains impôts sont quelquefois répétés dans le prix de cer-
laines marchandises, et accumulés quatre ou cinq fois, unique
ment dans le but de reporter l’impôt du pauvre au riche, cela ne les
rend pas dignes de censure.
Supposons que 1 impôt équitable d’un riche consommateur soit
de 100 livres, et qu’il le paie directement, l’impôt étant assis sur
le revenu, sur le vin ou sur tout autre objet de luxe, ce contri
buable ne perdra rien si, par un impôt sur les choses de nécessité, il
n était tenu de payer que 25 liv. pour ce que lui et sa famille con
somment en objets de première nécessité, et qu’on lui fit répéter cet
impôt trois fois dans le renebérissement des autres denrées, renché
rissement destine à indemniser les ouvriers ou les entrepreneurs d’in
dustrie de l’impôt qu’ils ont été obligés d’avancer. Dans ce cas même
argument n’est pas concluant ; car s’il n’y a rien de payé au delà de
ce qui est exigé par le gouvernement, qu’importe au consommateur
iclie d acquitter directement l’impôt, en donnant un prix plus élevé
pour un objet de luxe, ou de l’acquitter indirectement en payant plus
Her les objets de nécessité et autres articles de sa consommation?
CO P^'^ 40e ce qui est reçu par le gouvernement, le
riebe ne contribuera que pour sa juste part; s’il y a
Ad' ^bose de payé au delà de ce (pie le gouvernement reçoit,
^ni Smith aurait dû dire quel est celui qui reçoit ce surplus.
évident^parait pas être resté d’accord a\w le principe
. ^i transcrit de son excellent ouvrage; car dès la jiage
(DLar. i/e/hca>(io.) l i