fullscreen: Oeuvres complètes

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pajELdéj^imiiées par celles de l^étalon lui-mèiiié. eiïeetuer les mouve 
ments moiiétãírcs au mo^cn de l’agent le moins coûteux, serait at 
teindre le degré de perfection le plus élevé auquel on puisse amener 
la circulation d’un pays. Or, on obtiendrait tous ces avantages si 
l’on obligeait la banque à délivrer, au lieu de guinées, et en échange 
de ses billets, des lingots d’or et d’argent, évalués au titre et au prix 
de la monnaie : de cette manière, toutes les fois que le papier des 
cendrait au-dessous de la valeur des lingots, on en réduirait immé 
diatement la quantité Pour empêcher que le papier ne s’élevât au- 
dessus des lingots la banque serait en même temps astreinte à échan 
ger son papier contre l’or, au titre et au [irix de 3 1. 17 s. l’once. Afin 
de ne pas surcharger les opérations de la banque, les quantités 
d’or demandées en échange de pajùer, au taux de 3 liv. 17 s. 10^ et 
celles offertes à raison de 31. 17s. devraient être de vingt onces au 
moins. En d’autres termes, la banque serait obligée, à partir de 
vingt livres, d’acheter toutes les quantités d’or qui lui seraient offertes 
au prix de 3 1. 17s.’ l’once et de vendre celles qui lui seraient de 
mandées au prix de 3 liv. 17 s. 10 7 ; et le soin qu’auraient lès ad 
ministrateurs , de régler la masse de leur papier la garantirait 
contre tous les inconvénients qui pourraient résulter de ces dispo 
sitions. 
La loi devrait laisser en meme temps importer et exporter sans 
entraves tous les lingots. Ces opérations sur les lingots seraient 
d’ailleurs, très-rares si la banque s’attachait à rapporter ses avances 
et ses émissions au critérium que j’ai déjà si souvent indiqué ; crite- 
liuin qui consiste dans le ])rix des lingots au titre, indépendamment 
de la quantité générale de papier en circulation. 
On aurait déjà réalisé une grande partie de mon projet, si l’on 
obligeait la banque à changer contre ses propres billets des lingots 
évalués au titre et au prix de la monnaie. On pourrait même, sans 
intitulé : Projet d’uiie Circulation monétaire économique et sûre. Ce pamplilet 
a été publié par moi, en 181C. ' ( Note de l'Auteur.J 
* Le prix deô 1.17 s., que nous avons indiqué ici, est, nécessairement, un prix 
arbitraire : il y aurait peut-être d’excellentes raisons pour le fixer un peu plus 
haut ou un peu plus bas. Lu disant 3 1.17 s., j’ai seulement voulu éclaircir le prin 
cipe. Le prix devrait être conçu de manière à ce que le possesseur de l’or 
trouvât de l’avantage à le vendre à la Banque plutôt qu’à le faire monnayer par 
l’administration. 
La même observation s’applique à la quantité désignée de vingt onces. Il pour 
rait être tout aussi convenable de la porter à dix ou à quinze.
	        
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