3i8 l'lliNCII'liS ])E l,'ÉWK(IMIK l'OI.IÏIUUE.
X
pajELdéj^imiiées par celles de l^étalon lui-mèiiié. eiïeetuer les mouve
ments moiiétãírcs au mo^cn de l’agent le moins coûteux, serait at
teindre le degré de perfection le plus élevé auquel on puisse amener
la circulation d’un pays. Or, on obtiendrait tous ces avantages si
l’on obligeait la banque à délivrer, au lieu de guinées, et en échange
de ses billets, des lingots d’or et d’argent, évalués au titre et au prix
de la monnaie : de cette manière, toutes les fois que le papier des
cendrait au-dessous de la valeur des lingots, on en réduirait immé
diatement la quantité Pour empêcher que le papier ne s’élevât au-
dessus des lingots la banque serait en même temps astreinte à échan
ger son papier contre l’or, au titre et au [irix de 3 1. 17 s. l’once. Afin
de ne pas surcharger les opérations de la banque, les quantités
d’or demandées en échange de pajùer, au taux de 3 liv. 17 s. 10^ et
celles offertes à raison de 31. 17s. devraient être de vingt onces au
moins. En d’autres termes, la banque serait obligée, à partir de
vingt livres, d’acheter toutes les quantités d’or qui lui seraient offertes
au prix de 3 1. 17s.’ l’once et de vendre celles qui lui seraient de
mandées au prix de 3 liv. 17 s. 10 7 ; et le soin qu’auraient lès ad
ministrateurs , de régler la masse de leur papier la garantirait
contre tous les inconvénients qui pourraient résulter de ces dispo
sitions.
La loi devrait laisser en meme temps importer et exporter sans
entraves tous les lingots. Ces opérations sur les lingots seraient
d’ailleurs, très-rares si la banque s’attachait à rapporter ses avances
et ses émissions au critérium que j’ai déjà si souvent indiqué ; crite-
liuin qui consiste dans le ])rix des lingots au titre, indépendamment
de la quantité générale de papier en circulation.
On aurait déjà réalisé une grande partie de mon projet, si l’on
obligeait la banque à changer contre ses propres billets des lingots
évalués au titre et au prix de la monnaie. On pourrait même, sans
intitulé : Projet d’uiie Circulation monétaire économique et sûre. Ce pamplilet
a été publié par moi, en 181C. ' ( Note de l'Auteur.J
* Le prix deô 1.17 s., que nous avons indiqué ici, est, nécessairement, un prix
arbitraire : il y aurait peut-être d’excellentes raisons pour le fixer un peu plus
haut ou un peu plus bas. Lu disant 3 1.17 s., j’ai seulement voulu éclaircir le prin
cipe. Le prix devrait être conçu de manière à ce que le possesseur de l’or
trouvât de l’avantage à le vendre à la Banque plutôt qu’à le faire monnayer par
l’administration.
La même observation s’applique à la quantité désignée de vingt onces. Il pour
rait être tout aussi convenable de la porter à dix ou à quinze.