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de sollicitude, regrettable sans doute, pour des bran
ches de travail, dont; pour ne parler que des aiguil-
leries, une protection excessive n'a pu empêcher
l’infériorité relative de se révéler manifestement
dans les premières expositions universelles de Lon
dres et de Paris, et sous l’empire d’une irritation, soi
gneusement entretenue par laPrusse, qui avait eu ce
pendant des manques de procédés à se reprocher dans
cette circonstance, les commissaires du Zollvereinas-
semblésàStuttgard décidèrent, ainsi quenouscroyons
l’avoir dit déjà ailleurs, qu’à partir du 1 "janvier 1843,
le double des droits d’entrée établis par le tarif
serait perçu sur divers objets de mercerie, ainsi
que sur les gants de peaux, les eaux-de-vie de vin,
et les papiers peints, tant que le gouverne
ment français n’aurait pas rendu à l’introduction
des produits allemands malmenés, ses facilités
antérieures, et n’aurait pas non plus retiré la sur
taxe, qui venait tout récemment d’aggraver égale
ment l’entrée du zinc. En présence de cette décision
peut-être inattendue, l’ambassadeur de France à
lierlin reçut l’ordre d’entreprendre un nouveau
rapprochement avec le Zollverein, et adressa à cet
effet, le 8 décembre 1842, une note au ministère
prussien, dans laquelle, revenant sur les conversa
tions échangées en 1839 entre MM. Westphalet En
gelhardt, il les proposait à son tour comme base de
l’arrangement à intervenir. Celle note était accom
pagnée d’un mémoire dont l'auteur, ministre du