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fondée en 1907, par M. Brandenberger, lequel aujour-
d’hui encore, se trouve à la tète de cette société.
Si de nos jours et malgré ses détracteurs, le petit et
moyen commerce subsiste encore, c’est à cette trilogie —
organisation professionnelle, société d’achat en commun,
service d’escompte — qu’il le doit. Il sait et ne l’oubliera
pas de sitôt.
Peut-être nous répéterons-nous quelque peu, mais
nous nous résumerons et nous nous compléterons en
même temps, en citant ici, pour conclure, le passage
consacré à la protection mutuelle dans le domaine de
l’achat en commun par M. J. Lauri, président de l'Asso-
‘jation des Epiciers suisses, dans son exposé intitulé :
«Union internationale du commerce de détail de la
branche alimentaire ». (M. Lauri est aussi président de
ceite Union internationale) *.
« L'achat en commun représente de nos jours le meil-
» leur moyen de protéger le petit et moyen commerce.
«Il peut sembler étrange que pour sauvegarder son
» existence, le commerce privé ait dû avoir recours aux
>» mêmes procédés que ceux employés par ses adversai-
> res, Mais il n’avait à sa portée cependant aucun autre
> moyen pour éloigner le danger qui le menaçait ; il fut
> obligé d’organiser la puissance d'achat des com-
» merçants. Il l’a fait en créant des coopératives d'achat.
»Le plan du socialisme est de conquérir la puissance
» commerciale d’abord, afin de pouvoir mieux imposer
> sa volonté dans le domaine beaucoup plus difficile de
» l’industrie. Pour réaliser ces visées, le socialisme s’en
>» prend en première ligne au commerce privé ; celui-ci,
» pour se défendre, s'est vu contraint de passer à l’achat
» en commun et de développer ce genre d’institution. De
nombreux milieux industriels ont pu, avec le temps,
1 Nous citons d’après le Journal des Epiciers suisses du
11 décembre 19929.