LES POSSESSIONS FRANÇAISES DE L’OCÉANIE 133
transport des laines d'Australie, leur fret principal ; aussi
leurs dates de départ sont-elles dictées par cette consi-
dération capitale.
Du côté de l’est, les services contractuels de la même
compagnie ont inauguré en 1924 une ligne de cargos
mixtes partant de Dunkerque, touchant au Havre, Bor-
deaux, facultativement à Lisbonne et Marseille, Pointe-
a-Pitre, Fort-de-France, Cristobal et Balboa (Panama),
Papeete, Suva (Samoa), parfois Fidji, Port-Vila (Nou-
velles-Hébrides), pour aboutir à Nouméa. Les départs
ont lieu depuis fin 1925 tous les deux mois et représentent
soixante-dix jours de voyage contre quarante-cinq que
comporte l’autre voie. Depuis le début de 1926, la Com-
pagnie Ballande a relié par des vapeurs de charge les
ports du nord-ouest de la France à Nouméa, en passant
par Boston, New-York, Baltimore, Panama, Tahiti et
les Nouvelles-Hébrides. Ces navires apportent dans nos
archipels les pétroles, essences et marchandises améri-
caines de consommation courante et remportent comme
fret de retour les minerais de chrome et les mattes de
nickel, dirigés sur l’usine d’affinage que la Société des
hauts fourneaux de Nouméa possède dans l’État de
New-Jersey, à New-Brunswick.
Une société américaine, « la Vacuum Oil Company »,
envoie deux fois par an ses navires-citernes réapprovi-
sionner le dépôt pétrolier de Nouméa. Enfin, une autre
ligne régulière qui desservirait Saîgon, Port-Vila, Nouméa
et Papeete à Tahiti, est à l’étude. Elle ravitaillerait nos
possessions du Pacifique austral en riz, thé, sucre, ciment,
métaux, produits chimiques et nattes et aurait pour
effet de faciliter entre les diverses possessions la circula-
tion et l’échange de travailleurs qui, en majorité, et de
plus en plus, seront d’origine asiatique. Un autre projet
à l'étude consisterait à relier Saïgon et Auckland (Nou-
velle-Zélande) par Sourabaïa (Java), Déli (Sumatra),
Port-Vila. Nouméa et Svdnev