CONCLUSION
Le petit commerce va au devant de temps très diffi-
ciles. La concurrence qui se dresse devant lui se fait de
jour en jour plus forte. Elle prend les formes les plus
diverses et s’étend depuis les coopératives de consom-
mation jusqu'aux magasins à succursales multiples, en
passant par les Warenhäuser, le commerce ambu-
lant, le colportage, les magasins à prix uniques.
Dans tous les pays, l'existence même du petit com-
merce est menacée. En France, déclarait au Congrès de
l’Union internationale du commerce de délail de la
branche alimentaire, tenu à Vienne en mai 1930,
M. Georges Collas, président de la Fédération française
des Sociétés d'achats en commun, il y avait, en 1919,
8200 succursales d’épicerie. Il y en a à l'heure actuelle
plus de 21,000. Durant la même période, les coopérati-
ves de consommation ont plus que doublé le nombre
de leurs adhérents et triplé le chiffre de leurs ventes.
Le même phénomène est enregistré en Allemagne, en
Autriche, en Angleterre et ailleurs.
Prise entre deux feux, coincée entre l’économie col-
lectiviste et l’économie capitaliste, la classe moyenne du
zommerce doit se défendre ; elle doit lutter pour assurer
ses positions.
Nous avons, dans cet ouvrage, indiqué les moyens
dont elle dispose. À elle de les mettre en pratique en
se souvenant, comme disent les Anglais, que « God help
those who help themselves ». Mais, au fait, pourquoi
employer un adage anglais, alors que nous avons un
bon vieux proverbe qui dit : « Aide-toi, le ciel t'aidera ».
Ce sera notre conclusion.