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tion, le texte suivant, dont la clarté ne laisse rien à
désirer :
« Le commerce de détail pratiqué par les fabriques.
«Le groupe du Commerce de l’U. I. G M. s'élève
énergiquement contre la pratique des ventes au détail
» effectuées directement par les industriels. IL désire
» que du côté des fabricants également on reconnaisse
» le principe * de la division du travail, et tout spéciale-
» ment de la part de ceux qui ont besoin du commerce
de détail et des artisans pour livrer leurs produits
aux consommateurs »,
Les plaintes contre les livraisons directes ont natu-
-ellement pour corollaire les plaintes contre les voya-
zeurs au détail’. Aux livraisons directes se rattachent
aussi les livraisons par l'intermédiaire de colporteurs.
Les colporteurs sont, dans la classe moyenne, l’objet
de clameurs universelles, et le problème du colportage
est assez important pour que nous lui consacrions le
premier paragraphe de notre revue des rivaux du petit
-Ommerce.
>
! Ce n’est pas un principe, c’est une méthode, et qui plus
st, une méthode qui ne peut se justifier en raison que par
les arguments capitalistes. Les inconséquences de ce genre
sont assez fréquentes chez les politiciens de la classe moyen-
ne. Dans le cas particulier, étant d’accord avec eux sur le
fond, nous pouvons passer sur une divergence dans l’argu-
mentation.
: V. dans Wernicke, op. cit, p. 174 les plaintes de la Chambre
des métiers d’Ulm, tirées de son rapport pour 1902, à ce sujet.
(La Chambre des métiers d’Ülm a ceci de sympathique
qu’elle est possédée de tendances libérales et fait cas de la
politique positive, tandis qu’un esprit réactionnaire mes-
quin et l’amour de la politique négative caractérisent, ou en
tout cas caractérisaient alors les chambres des métiers
d’Allemagne).