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sde l’Union suisse des services d’escompte ‘, que la
s population rurale appartient aux meilleurs clients de la
» société de consommation ». Aussi la presse coopérative
ne manque-t-elle pas de répéter sur tous les tons que
les coopératives sont neutres, se tiennent hors des luttes
de partis, etc. ?. L’affirmation que les coopératives sont
une institution socialiste, même si quelques bourgeois
s’y égarent, est traitée de vieille tromperie *, « Qui trom-
pe-t-on ici ? » pouvons-nous répondre, en reprenant une
phrase célèbre, quand nous mettons en face de ces pu-
diques protestations de vertu bourgeoise les affirmations
des socialistes :
« Un député socialiste disait, il y a déjà des années :
« Grâce au coopératisme, nous désagrégeons l'Etat bour-
» geois». Un autre chef socialiste s’exprimait, il n’y a
pas longtemps, en ces termes : « Par les coopératives de
> consommation, nous nous proposons de ruiner l’ordre
» économique actuel » *.
C’est une singulière idée que de définir par l’égoïsme
humain. comme le fait BrandenbergerS, la cause de
! Cité par le Genossenschaftliches Volksblatt, du 30 août
1999.
? I faut que ce mensonge soit bien nécessaire pour qu’on
ose l’imprimer encore dans une ville (Bâle) où paraissent
la plupart des traités et journaux coopératifs, mais où les
élections au Conscil de la coopérative locale, la plus puis-
sante de la Suisse, ont lieu exactement sur le modèle des
élections politiques, avec le même déchaînement de haines
et de mensonges. Ici, il n’est plus fait mystère au moins sur
les affiches électorales, du fait que la coopérative est la
« chose » des ouvriers, et que les membres bourgeois du
Conseil doivent en être expulsés si possible. Cette politi-
sation de la coopérative bâloise dégoûte profondément Hans
Müller (op. cit.).
* Alter _Schwindel. Cf. Genossenschaftliches Volksblatt
30 août 1929.
* 29e rapport de l'A. E. S. (Association des Epiciers suis-
ses), page 3.
* La Croisée des routes, p. 1, paragraphe intitulé Le passé.