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»leure clientèle, un vaste domaine lui reste définiti-
> vement garanti. » *
Dans les Basler Nachrichten du 20 mars 1908, le mê-
me Dr Steiger conteste également que la coopérative
de Bâle ait acculé le commerce privé à la ruine. Mais,
il ajoute : ?
« En vérité, une influence ne peut être niée, c’est que
»les magasins privés ne sont demeurés rentables que
» s’ils sont exploités par des gens véritablement compé-
» tents, actifs et pourvus du capital nécessaire, en oppo-
> sition avec une époque antérieure où tout au moins le
» petit commerce pouvait s’adonner à une existence con-
» templative » *,
Si les ‘entreprises sérieuses résistent mieux que les
autres à l'assaut du coopératisme, celui-ci n’a vraiment
pas rien que des mauvais côtés. A quelque chose
malheur est bon. Nous savons, en effet, que les dé-
‘aillants surnuméraires et incapables doivent dispa-
raître. Tant mieux, après tout, si les coopératives con-
tribuent à cette œuvre d’assainissement. En cela elles
lravaillent sans le vouloir à renforcer leurs adversai-
res véritablement sérieux; Faucherre, quand il loue
les coopératives d’avoir, en mettant le petit commerce
en danger, réveillé celui-ci de sa léthargie, ne fait pas
autre chose, comme coopérateur, que de louer ses
ennemis d’être devenus capables de se défendre *
! «Dank dem im Allgemeinen bessern Anpassungs-
» vermôgen des Privathandels an die Bedürfnisse haupt-
» sächlich der besseren Kundschaît, bleibt diesem stets eine
» weite Domäne gewahrt.» (Ibid, p. 47).
? Cf. notre note 3, p. 71.
3 « Allerdings der Einfluss lässt sich nicht leugnen, dass die
> Privatgeschäfte nur noch rentieren, wenn sie von wirk-
blich geschäftskundigen, fleissigen und mit dem nôtigen
» Kapital ausgerüsteten Leuten geführt werden, im Gegen-
»satz zu früher, wo wenigstens der Kleinhandel sich einer
» gewissen Beschaulichkeit hingeben konnte. »
* Die wirtschaftliche Lage des Kleinhandels, p. 26.