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» en demi-gros le sont presque autant, parce qu’ils ont
» pour clients les premiers. Les grands magasins n’ont
> que faire d’intermédiaires entre eux et les fabricants ;
» ils peuvent s’en passer, et de plus en plus ils s’en pas-»
seront. Nous voyons ‘ainsi se fermer peu à peu plu-»
sieurs des voies qui permettaient à la bourgeoisie d’ar-»
Tiver à de rapides fortunes. » !
Leimgruber, un chaud protagoniste, lui, du mouveraent
des classes moyennes, donne cette référence : ?
« Martin Saint-Léon, le célèbre économiste, estime
» que la classe des détaillants et artisans indépendants
»Teprésente une merveilleuse école de formation de
> l'intelligence et du caractère. Selon lui, l’existence de
» nombreux patrons, artisans et négocianits libres cons->
titue l’une des conditions les plus favorables pour la
> création et le développement d’une nation libre et
> forte, «
Pour mériter ces éloges, la classe moyenne du commerce
doit naturellement joindre à l’amour de sa prolession
la capacité de s’y consacrer avec succès 3. Le premier
point exige que la profession de détaillant ne soit
embrassée que par des gens aux aptitudes et au tempérament
de qui elle convienne : c’est une affaire d’'orientation
professionnelle. Le second point exige que le détaillant
ait été préparé à sa tâche, qu’il ait joui d’une
bonne formation professionnelle.
! Leroy-Beaulieu, ibid.
? Compte-rendu du Congrès des classes moyennes, p. 35.
3«Wo der Handel nur als Nebenfunktion ohne Fach->
kenntnis und Berufsfreudigkeit seim Leben fristet oder als
» seelenloses Gebilde ohne innige Beziehung zur Ware und
» Kundschaft… über alles Selbständige hinwegsetzt, hat er
» aufgehôrt ein staatserhaltendes und kulturfôrderndes Ele-»
ment zu sein.» (Luzerns Handelsstand, p. 116).