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sin, c’est de la part du petit commerçant, un aveu d'im-
puissance et de médiocrité. Car petit commerçant de-
viendrait grand, s’il le pouvait. Tous les grands maga-
sins réellement solides sont sortis d'une petite bouti-
que dont le propriétaire était réellement doué et actif :*
« Personne n’empêche n’importe quel magasin spé-
> cial de prendre le développement d’un Warenhaus,
» que ce soit par ses propres forces, ou que ce soit par
» fusion coopérative avec d’autres. » ?
Si la politique négative abaisse le sens moral, il ne
faut pas s’étonner de la voir au service d’abus pires que
ceux qu’elle prétend réprimer. Nous avons constaté dans
notre première partie* la grosse part de responsabilité
qu’ont les propriétaires de maisons ‘dans la crise du
petit commerce, Il ne se fait pas un bâtiment neuf de
quelque importance que le rez-de-chaussée n’en soit
aménagé à l’usage d’un ou de plusieurs magasins"
pour le plus grand dam de la profession de détaillant,
dans laquelle est ainsi attirée l’armée compacte des
1 CË. p. ex. Efficience, passim. Le Journal des Epiciers du
) 25 septembre 1929 consacre une « variété » très intéressante
au cas de William Whiteley.
? «Es ist jedem Spezialgeschäft unbenommen, sich zum
» Warenhaus zu entwickeln, sei es allein, sei es durch ge-
» nossenschaftlichen Zusammenschluss mit anderen.» (Wer-
nicke, Bedeutung der Warenhäuser, p. 9.)
3 V, plus haut page 18.
* «Diese Seite des Bauwesens ist unbedingt ein Krebsscha-
» den am Leibe der Kleingewerbetreibenden, der es bewirkt,
» dass ständig ein fluktuierender Ueberschuss von ihnen be-
» steht, der den übrigen eine empfindliche und vielfach auch
» unlautere Konkurrenz macht. »
» Also bei diesen Gewerben der täglichen Lebensbedüri-
»nissen wird in der Regel ein schädlicher Ueberfluss in
» Kleinbetrieben vorherrschen und gerade immer in solchen
» Gegenden, die noch gar keinen geschäftlichen Verkehr be-
» sitzen.» (Wernicke, Kapitalismus und Mittelstandspolitik,
p. 312.)