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a heureusement à sa tête une phalange d'hommes dé-
voués et infatigables qui propagent à toute occasion les
principes fondamentaux de la politique positive :
« C’est par leurs propres moyens seulement que l'arti-
» sanat et le commerce de détail réussiront à se relever...
» Ces moyens existent : il suffit de savoir s’en servir et
» surtout de les coordonner, L'artisanat et le commerce
> doivent faire preuve d’une plus grande solidarité. En
» Unissant leurs efforts, en recourant encore davantage
»à ce puissant levier qu’est l'association, ils pourront
» améliorer leurs conditions d’existence. » *
Que cette propagande ait encore trop souvent l'effet
de la semence jetée sur le roc, il ne faut pas trop s’en
étonner, étant données les conditions singulières du
recrutement de la profession de détaillant, telles que
nous les avons décrites dans notre première partie :
« Dans plusieurs endroits et dans plus d’une profes-
> sion ?, on ne semble pas encore avoir compris l’absolue
» nécessité et l’utilité de l’organisation professionnelle. »°
Les associations professionnelles suisses dans les dif-
férentes branches du commerce de détail (nous ne pou-
vons nous occuper des innombrables associations loca-
les) sont assez nombreuses, Sous la rubrique : « Efftec-
tifs des Sections en 1928 et 1929 », l’Union suisse des
Arts et Métiers cite vingt-trois noms dans son groupe :
Commerce *. Ce chiffre est un peu exagéré à notre point
de vue, le groupe du Commerce de l’Union suisse des
Arts et Métiers comportant des spécialités qui ont fort
! Quarante-neuvième rapport annuel de l’Union suisse des
Arts et Métiers (Imprimerie Feuz, Berne, 1928), page XI.
? Cette remarque se rapporte tout particulièrement au com-
merce de détail.
3 Même source que la citation précédente.
1 V. le rapport cité ci-dessus, note 1.