X1X
ciales comme des questions scientifiques et à leur consa-
crer des travaux abondants *.
Il ne faut pas oublier non plus, dans cet ordre d'idées,
le fait suivant : c’est que, en France plus qu'ailleurs,
les détaillants se sont habitués, adaptés aux grands ma-
gasins. Ces derniers sont apparus d’abord en France ?
Il en découle que la crise qu’ils ont provoquée, com-
mencée plus tôt dans ce pays, y a pris fin plus tôt aussi.
et pas, comme on l'avait craint, par la mort du com-
merce de détail, en tant qu’assuré par de petites entre-
prises. Cetle constatation émet dès le début, soit dit en
passant, une lueur d’optimisme sur le sujet que nous
traitons 3.
Le grand combat contre les grands magasins a été livré
en France vers 1880. Il est aujourd’hui abahdonné, et
l’impôt sur les grands magasins, institué pour les ruiner,
a aujourd’hui un but surtout fiscal. Il y a un quart de
siècle qu’il en est ainsi. Wernicke (Kapitalismus und
Mittelstandspolitik, pp. 537-538) s'exprime comme suit
à propos de l’élévation de cet impôt votée en 1905 :
! Il faut aussi tenir compte de la prolixité naturelle — et
peu élective — des Allemands. Une compilation telle que le
livre de J. Wernicke, Kapitalismus und Mittelstandspolitik,
serait impossible en France.
?Le Bon Marché, de Paris, a été fondé en 1852, Le Louvre,
en 1855. Cf. Wernicke, Kapilalismus u. Mittelstandspolitik,
p. 532.
* Que cette lueur soit passablement fuligineuse, nous aurons
plus d’une occasion de nous en apercevoir. Mais il reste cer-
tain qu'on est beaucoup moins en souci en France que chez
nous sur l'avenir du petit détaillant. Au cours d’une conversa-
tion avec M. Eudes, secrétaire de la Chambre de commerce
de Strasbourg, nous avons constaté qu'il était étonné qu’on
vint lui parler d’une crise du petit commerce. À son avis,
elle n’existe pas en France, sauf peut-être dans l’alimenta-
tion. Une autre personnalité, qui occupe une position en vue
dans l'organisation du commerce de détail d’Alsace et de
Lorraine, nous a déclaré ne pas voir de crise autour d'elle.