189
Les coopératives n'ont pas manqué, à des fins de con-
tre-propagande faciles à comprendre, d'affirmer que le
rabais que les détaillants s’apprêtaient à consentir avait
»sie in den Dienst der Kleinhandelsinteressen gestellt wer-
» den. Nur die mittelständische Ideologie erklärt diese Tak-
btik und lässt die daran geknüpften Folgerungen erraten.
b Trotz der allgemein anerkannten Handels- und Gewerbe-
» freiheit betrachten sich die privaten Kleinhändler, durch
» Tradition und Herkommen überzeugt, als die « einzig le-
» gitime Gruppe im Detailhandel und leiten davon «ein
> Recht auf Kundschaft » ab. Kann nun der Konsument da-
» von überzeugt werden — so wird argumentiert — dass der
>legitime Kleinhandel durch Händlerrabattsparvereine
» dem Konsumenten die gleichen Vorteile biete wie die Kon-
» sumvereine ; so gibt es für letztere, da sie « künstliche, ille-
» gitime » Produkte der Neuzeit sind, keine Existenzberech-
> tigung mehr… Wir sehen, am Schluss der Argumentation
» steht wiederum der Kleinhändler und nicht der Konsu-
»ment… Werden durch Nebenwirkungen der Tâätigkeit der
» Händler-Rabattsparvereine die Interessen der Konsumen-
»ten mitgefôrdert, so geschieht das nur soweit bewusst, als
» damit das Eigeninteresse der Händler selbst wieder ge-
»fôrdert werden kann. »
Nous nous occupons ici d’économie publique, et non de
bienfaisance ; dès lors nous n’arrivons pas à comprendre
pourquoi le bien économique fait aux consommateurs par
les services d’escompte aurait moins de valeur du fait que
ceux qui le font ont pensé d’abord, et peut-être exclusive-
ment, à leur propre avantage. Les consommateurs s’orga-
nisant en coopératives n’ont pas fait autre chose, et la pré-
lendue générosité de celles-ci ne va qu’à elles-mêmes. Au
point de vue moral, cette attitude est identique à celle du
commerce privé.
Quant à l’idée, qui se dégage aussi du passage cité, que
les services d’escompte ne sont qu’un succédané de la po-
litique négative défaillante et se proposent de rétablir la
situation corporative du commerce de détail, sur le fonde-
ment périmé de la théorie du droit à la clientèle, elle nous
semble impliquer pour le moins une forte dose d’exagération.
Faucherre combat à toute occasion la théorie du droit à la
clientèle :
« Ein Recht auf Kundschaft, das die Händler für sich bean-
> spruchen môchten, gibt es nicht.» (Die wirtschaftliche
Lage, p. 29).
Nous sommes, sur ce point, pleinement d’accord avec lui.