197
cité de ce moyen de politique positive, * s'est non seulement
traduite par l’habitude funeste de n’offrir les timbres-escompte
qu’aux clients qui les demandent, ce qui
a pour résultat de les priver de toute efficacité comme
moyen de réclame, mais encore par le système illogique
des articles nets, c’est-à-dire des articles exclus du service
de l’escompte sous divers prétextes. Dans certains
cas, on argue du fait que la concurrence ne laisse qu’une
marge très limitée de bénéfice sur certains articles : on
doit fixer le prix de vente si près du prix d'achat qu'une
nouvelle réduction ne se conçoit pas. Cet argument aurait
une certaine consistance si ce n’étaient pas justement
les articles auxquels on l’applique qui se vendent
le plus à crédit, et, partant, pour lesquels il serait le plus
légitime de rémunérer l'acheteur au comptant pour le
service qu’il rend, Pour d’autres articles, on se fonde sur
le fait que les fabriques imposent le prix des articles de
marque pour exclure ceux-ci de l’escompte. C'est donner
au client l’idée qu’on lui refuse l’escompte parce que le
tarif fixé par la fabrique empêche de l'ajouter d’abord au
prix de vente : l’effet moral est déplorable. Comme les
articles nets varient d’un magasin à l’autre, certains
clients ne manquent pas d’avoir l’impression que l’escompte
est toujours accordé. sur les articles dont ils
n’ont pas besoin ! En cela encore, l’effet de réclame nésative
est fort prononcé et fort regrettable. Il est vrai
que ce sont les fabriques d’articles de marque ellesmêmes
qui, très inintelligemment, exigent souvent que
leurs articles soient livrés sans escompte. Comme elles
* «Es ist klar, dass sobald es den Rabattvereinen gelingen
> wüûrde, die Barzahlungsumsätze der Händlermitglieder zu
> verdoppeln, die Nettoartikel zu streichen und den Rabatt
» auf die ganze Einkaufssumme auszudehnen, die Rückver-)»
gütungssummen der Konsumvereine nicht nur eingeholt.
» sondern sogar mit Leichtigkeit verdoppelt werden kônnten.»
(Faucherre, op. cit, p. 121).