Full text : La crise du petit commerce

CHAPITRE TROIS

La détresse du petit commerce.

Cette nuée d’épiciers que nous avons vus « guetter
l'acheteur qui ne vient point » subsiste tout de même.
[ faut entendre par là qu’il y a toujours autant d'épitiers,
 Autre chose est de savoir si ce sont les mêmes.
En fait, les fondations qui ne durent que l’espace d’un
matin sont extrêmement nombreuses. Sombart les appelle
 des «insectes d’un jour» (Eintagfliegen), Mais
les vides se comblent au fur et à mesure des liquidations.
 Un Suisse qui visitait récemment les Etats-Unis,
celui des pays civilisés où le petit commerce est actuellement
 le plus menacé par les entreprises tentaculaires
du grand capital, rapporte ce qui suit :
« Il nous a semblé être chez nous quand nous avons
» entendu l’orateur de la Chambre de commerce cen-»trale
 nous dire, à la fin de ses explications, que, si
»au cours d’une année, le 30 % des commerçants in-»
 dépendants étaient obligés de fermer boutique, faute
»de pouvoir continuer la lutte, il ne se créerait pas
>moins, au cours de la même année, des nouveaux
» magasins dans la proportion de 35 % de l’effectif déjà
» existant » *,
La Chambre de commerce et des métiers de Dresde
disait déjà en 1902 :
« Les créations de magasins qui sont le produit de

Le Commerce de Détail en Amérique. Résumé d’une
conférence de M. G. Brandenberger, directeur de l’Union,
Olten, parue dans de Journal des Epiciers suisses du 31 juillet
 1999

|
            
Waiting...

Note to user

Dear user,

In response to current developments in the web technology used by the Goobi viewer, the software no longer supports your browser.

Please use one of the following browsers to display this page correctly.

Thank you.