voudrait pas qu’on lui fit, en éliminant le commerce de
gros par des coopératives d'achat, tout en criant au scandale
parce que le consommateur veut, lui aussi, éliminer
le détaillant par des achats coopératifs. Il n’y a
queun parallélisme: jamais le petit commerce, bien
qu’on puisse lui reprocher des abus, n’a tenté d'acquérir
sur les consommateurs la puissance tyrannique que tant
le détaillants subissent de la part de leurs fournisseurs
*.
Et cependant, dira-t-on, il y a la vente à crédit au
ronsommateur, par laquelle le détaillant cherche à s’atlacher
sa clientèle :
« Donner à crédit, lorsqu’on le fait avec prudence,
> C’est s’assurer une clientèle fidèle, ce qui est un avanlage
pour celui qui accorde le crédit » *.
Ainsi s’exprimait, en 1917, un journal professionnel
des détaillants $, D’autres partisans de la vente à crédit
préfèrent, avec une sincérité dont chaque lecteur reste
libre d’estimer le degré, faire vibrer la corde humanitaire.
Le service d’escompte de Lucerne, un des plus
remarquables qui aient été créés pourtant, et que même
des non sympathisants (Faucherre) s'accordent à considérer
comme un modèle, publiait, le 15 septembre 1911,
an manifeste où l’on peut lire le passage suivant :
« C'est une amère ironie du destin que la fière société
>
! Sombart disait à Breslau en 1899 : « Es schaltet zunächst
» der Händler, soviel er kann, den Händler aus, so insbe-»
sondere die Detaillisten durch ihren Zusammenschluss von
» Finkaufsgenossenschaften die Grosshändler.Aber das ist
) dann etwas anderes, Bauer !..» L’ironie de la phrase soulignée
nous semble, nous avons dit pourquoi, parfaitement
déplacée.
? «Das Kreditgeben, wenn es mit Vorsicht geschieht, si->
chert eine treue Kundschaft. ein Vorteil für den Kredit-»
Seber. »
* «Spezereihandel», Zurich, Cité par Faucherre, Mittelstandsbewegung
und Konsumgenossenschaften. page 13, en
note.