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confrère qui s’installe à sa porte, pour partager son
monopole. Mais le dit confrère, grevé d'énormes frais,
ne pourra provoquer une baisse durable des prix. Les
deux détaillants ruineront chacun les possibilités d'ave-
nir de l’autre, sans que le consommateur en retire le
moindre avantage.
«On peut admettre qu’en général une multiplica-
» tion de la concurrence est utile aux clients des con-
>» currents, en poussant ceux-ci à écarter leurs rivaux
» par des offres plus avantageuses. Mais l'expérience
» nous enseigne qu’il en est cependant rarement ainsi
dans le petit commerce. La concurrence dans le petit
» commerce encombré tend beaucoup plus à éparpiller
s le profit qu’à le réduire, et beaucoup plus aussi à le
» masquer par une baisse de la qualité » *, ”.
Doit-on s'étonner après cela que le professeur Schulze,
dans le rapport, déjà mentionné, au gouvernement
saint-gallois, ait dû s'exprimer en des termes que Blu-
mer-Egloff (op. cit. pp. 9 et 10) résume comme suit :
« Des exemples et des citations d’économistes étran-
» gers connus sont produits afin d'apporter la preuve
» que la classe des détaillants, telle qu’elle a été orga-
»nisée jusqu’ici, renchérit trop la consommation en ce
» que, d’un côté, elle gaspille ses forces et disperse son
»'travail et ses capitaux, et. d’un autre, est encombrée,
! Sombart affirmait, dans sa conférence de Breslau, que
le reproche de camelote fait aux bazars s'applique encore
bien mieux à certains minuscules magasins de faubourg.
? «Im allgemeinen kann man annehmen, dass eine Vermeh-
»rung des Wettbewerbs den Kunden der Wettbewerber
» nützt, indem sie dazu veranlasst, Mitbewerber durch bes-
» sere oder billigere Darbietungen aus dem Felde zu schlagen.
» Diese Annahme trifft jedoch beim Kleinhandel erfahrungs-
» mässig selten zu. Der Wettbewerb eines überfüllten Klein-
» handels geht zumeist mehr dahin den Handelsgewinn zu
» Zersplittern, als ihn zu ermässigen, und dahin, ihn durch
» Warenverschlechterung zu verschleierm » (Rapport déjà
cité du gouvernement saxon. 1902.)