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DE L’ÉTABLISSEMENT D’UNE CIRCULATION MONÉTAIRE. 615 
que n’accorde pas à ses commettants des avantages aussi étendus que 
les Banquiers ; mais ils ont pourtant une certaine importance, ainsi 
que le chiffre des billets perdus ou détruits, qui, après un certain 
laps de temps, ne figurent probablement plus dans les relevés géné 
raux des effets en circulation. L’opération que la Banque fit en ache 
tant de l’argent et faisant frapper des tokem * dut en masse lui être 
profitable ; car la valeur de ces tokens sur le marché a générale 
ment été au-dessous de leur valeur au moment de l’émission. 
B ailleurs la Banque reçoit plus de 5 p. O/o d’intérêt sur les capi 
taux ; car les bons de 1 Échiquier, produisant (rois pence, half^ 
penny par jour, constituent annuellement un revenu de 5 1. 6 s. 
5 I /2 d. |>our cent, — et d’un autre côté, scs opérations lui livrent 
sous forme d’escompte un capital qu elle peut rendre immédiate 
ment productif. Il faut pourtant observer ici que pendant quelques- 
unes des années auxquelles se rapportent ces calculs , les bons de 
l’Échiquier n’ont donné qu’un intérêt de 3 pence 3 d. par jour, cc 
qui forme un revenu annuel de 4 1. 18 s. 10 1^4 d. un peu inférieur 
à celui de 5 p. O/q. 
forsqu’en mars 1801 on répartit entre les actionnaires de la 
banque un exciklant de bénéfice de 5 p. O/o colloqué en 5 p. O/o 
*le la marine, M. Tierney dit dans la Chambre des communes, « qu en 
^ 1797 , à l’époque où le Parlement porta ses investigations dans les 
" affaires delà Banque, plusieurs membres pensÎTcnt que ces bénéfices 
“ extraordinaires devaient servir à garantir au public la solidité 
“ des engagements contractés par la Banque. » M. Samuel rbornton, 
aloi's gouverneur de la Banque, répondit à cette interpellation en 
(lisant que , « la répartition des 582,120 1., votée en assemblée gé- 
“ nérale le 19 du même mois, n’avait pu ébranler la sécurité of- 
" forte au public, puisque, indépendaininent de cette somme excep 
“ tionnellc, il pouvait assurer à l’honorable membre que les réserves 
” de la Banque dépassaient celles de 1797 et offraient conséquem- 
“ ment des garanties tout aussi puissantes^. »> 
Il ressort des comptes établis a l’ Appendice, qu’après avoir distri 
bué à ses actionnaires les dividendes et les bonis annuels, la Banque 
SC trouvait avoir accumulé, en août 1801, une réserve dont le montant 
* Fspèce de jetons qui, ne contenant pas la quantité d'argent répartie legae- 
ment dans la somme qu’ils représentaient, n’étaient jamais fondus. 
‘ Adresse de M. Allardyce aux actionnaires de la Banque d Angleterre , p- 
Pendice n® 11.
	        
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