Object : Rapport sur l'organisation de l'enseignement industriel en Allemagne et en Suisse

et  les  mécaniciens,  comprend  le  même  espace  de  temps  que  le  séjour  de  nos
élèves  à  l’école  polytechnique  et  dans  nos  écoles  d’application  ,  surtout  si  l’on
tient  compte  de  la  préparation  un  peu  plus  forte  de  nos  élèves.
La  destination  tout  à  fait  spéciale  que  se  proposent  de  suivre  les  jeunes  gens
qui,  en  qualité  d’élèves  ordinaires,  assistent  aux  cours  de  ces  écoles,  nous
semble  justifier  l’observation  que  nous  avons  faite  au  sujet  des  cours  de  mathématiques ­
  supérieures,  que  nous  trouvons  d’un  ordre  plus  élevé  et  d’une
étendue  plus  développée  qu’il  ne  serait  nécessaire  pour  les  besoins  des  études
techniques.  Toutes  les  questions  d’application  à  la  mécanique,  à  l’art  de  l’ingénieur ­
  et  à  celui  des  constructions,  peuvent  être  traitées,  complètement,  rigoureusement, ­
  à  l’aide  de  notions  mathématiques  bien  plus  élémentaires,  et  il  est
à  craindre  que  les  difficultés  sérieuses  d’un  enseignement  d’un  ordre  trop  élevé
ne  rebutent  une  partie  de  cette  jeunesse,  qui  se  destine  spécialement  à  la  vie
pratique.
A  part  ces  observations  que,  du  reste,  noQs  pourrions  aussi  appliquer  à
d’autres  établissements,  nous  pensons  que  l’organisation  de  ces  deux  grands
instituts  peut  offrir  des  modèles  à  imiter.
Statistique.  —  Les  élèves  se  répartissent  d’une  manière  très-inégale  entre  les
divers  instituts  techniques  de  l’empire,  c’est  ce  qui  explique  la  différence  des
budgets  qui  leur  sont  attribués,  et  qui  étaient,  en  1862  ,  d’après  M.  Korislka  (1 ,
à  Vienne  de  110960  florins  (282/1/19  francs),  à  Prague  de  l\  1000  florins
(86100  francs),  et  dans  tous  les  autres  de  20000  à  3oooo  florins.
Ces  chiffres  comparés  aux  nombres  d’élèves  montrent  qu’à  Vienne  la  dépense
annuelle  est,  par  élève,  de  118  francs  environ,  et  à  Prague  de  109  francs.
La  rétribution  scolaire  n’est  que  de  1  fl.  26  par  heure  de  cours  hebdomadaire ­
  ou  de  37,0  florins  (78  fr.  78  cent.)  pour  3o  heures  de  cours  par
semaine,  ce  qui  constitue  à  peu  près  un  enseignement  spécial  complet.
L’on  doit  ajouter  qu’un  grand  nombre  d’élèves  sont  boursiers,  et  quelquelques-uns
  mêmes  reçoivent  en  outre  des  secours  pour  leur  entretien  en
ville.
Le  même  auteur  donne  pour  la  répartition  de  ces  deux  budgets  la  répartition ­
  suivante  :  (*)
(*)  Der  höhere  Polylechniche  Unterricht  in  Deutschland,  in  der  Schweifz,  in  Frankreich,  Belgien ­
  und  Angland,  par  Carl  Roristka,  Gotha,  1863.
            
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