282
ÉVOLUTION INDUSTRIELLE DE LA BELGIQUE
cile dans la confection de la cravate. Le travail y est
organisé par «tables», sous la surveillance de maîtresses
et selon les principes d’une stricte division du travail
(1).
Dans la bonneterie, le travail en atelier est aujour
d’hui généralement préféré au travail à domicile, [.a
production en atelier est en effet plus régulière et plus
constante. Elle est particulièrement-recommandable pour
la fabrication du bas de la chaussette. Car les jambes
des bas et les bords des chaussettes, d’une part, les
pieds d’autre part, se fabriquent sur des machines à
tricoter différentes. Lorsque la fabrication est centra
lisée et fractionnée au domicile des ouvriers, il faut
continuellement transporter jambes, bords et pieds d’un
endroit à l’autre (2).
La confection des vêtements pour hommes à Rinche
s'est maintenue jusqu’à présent comme industrie à
domicile (3), Mais le machinisme s’en prend à cette
branche d’industrie (v. p. 228) et une fois de plus pose
la question de savoir qui l’emportera (4).
La couture des gants en Flandre, qui recrute ses
forces de travail parmi les dentellières, a seule quel
que chance de développement pour le moment (5).
Partout donc, l’industrie à domicile est en décadence.
En dehors des causes anatysées dans la partie tliéori-
(1) Ib. v. VIII, p. 180
(2) Ib. v- VII. p. 78,
(3) Ib. v. VI. p. 73.
(4) Ib. p. 49.
5 Ib. v. HL p. 85,