Full text: L'évolution industrielle de la Belgique

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ÉVOLUTION INDUSTRIELLE DE LA BELGIQUE 
cile dans la confection de la cravate. Le travail y est 
organisé par «tables», sous la surveillance de maîtresses 
et selon les principes d’une stricte division du travail 
(1). 
Dans la bonneterie, le travail en atelier est aujour 
d’hui généralement préféré au travail à domicile, [.a 
production en atelier est en effet plus régulière et plus 
constante. Elle est particulièrement-recommandable pour 
la fabrication du bas de la chaussette. Car les jambes 
des bas et les bords des chaussettes, d’une part, les 
pieds d’autre part, se fabriquent sur des machines à 
tricoter différentes. Lorsque la fabrication est centra 
lisée et fractionnée au domicile des ouvriers, il faut 
continuellement transporter jambes, bords et pieds d’un 
endroit à l’autre (2). 
La confection des vêtements pour hommes à Rinche 
s'est maintenue jusqu’à présent comme industrie à 
domicile (3), Mais le machinisme s’en prend à cette 
branche d’industrie (v. p. 228) et une fois de plus pose 
la question de savoir qui l’emportera (4). 
La couture des gants en Flandre, qui recrute ses 
forces de travail parmi les dentellières, a seule quel 
que chance de développement pour le moment (5). 
Partout donc, l’industrie à domicile est en décadence. 
En dehors des causes anatysées dans la partie tliéori- 
(1) Ib. v. VIII, p. 180 
(2) Ib. v- VII. p. 78, 
(3) Ib. v. VI. p. 73. 
(4) Ib. p. 49. 
5 Ib. v. HL p. 85,
	        
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