Í69
RÉPONSE AUX OBSERVATIONS OE M. BOSANQUET.
généralement favorable de plus de trois pour cent. — Mais il n’est
pas nécessaire de rechercher ici les phénomènes européens qui ont
fait trouver à l’Angleterre un avantage à puiser à Hambourg l’or
qu’elle expédiait sur quel(|ue autre pays. Je suis pleinement eon-
vaincu que si toutes les pièces nous étaient communiquées, ce rôl®
d’intermédiaire recevrait une explication satisfaisante.
Mais, expliqué ou non expliqué, il ne prouve rien en faveur de la
théorie de M. Ilosanquet (car AI. Bosampict aime tout autant la théo
rie que le Cowmitlee). Il prouve seulement qu’on pourra continuer a
importer d’un lieu les métaux précieux qu’on reportera vers un
autre point. : — ce que non-seulement la théorie de la Commission
fidmef mais exige.
Hour donner le caractère de l’évidence à la théorie de M. Bosan-
quet il faudrait démontrer que les métaux précieux aflluèrent cons
tamment en plus grande quantité qu’ils ne sortirent ; et cela, non-
seulement sur un point mais encore sur tous, pris collectivement.
Jæs considérations suivantes rendent compte jusqu’à un certain
point des phénomènes qui ont égaré Al. Bosanquet. Les tables de
’'1. Alushet ont été calculées d’après un rapport établi entre la valeur
de l’argent et celle de l’or en barres. Mais le prix de l’or en barre
est de 2 ou H s. par once, inférieur à celui de l’or monnayé. C’est
pourcjuoi, si l’or introduit est destiné à la réexportation, le véritable
pair différera de 2 à 3 pour cent, suivant que le calcul aura été rédigé
relativement à l’or monnayé ou à l’or en barres *.
Si notre propre circulation exigeait du numéraire, je recounai-
trais la validité du calcul qui recherche le pair véritable du change,
au moyen d’une comparaison entre la valeur relative de l’argent
étranger et c<*lle des lingots d’or au titre du pays. Mais dans ce cas
' INI, Mushet admet, pour ses calculs, que la valeur relative de l’or et de l’argent
est la même dans les deux pays, et que l’on y apprécie ces métaux sous une
forme pareille, c’est-à-dire eu barres. ¡Mais c’est principalement d’après la
valeur de l’or monnayé qu’un étranger décide s’il exportera de l’or pour l’Angle
terre, ou s’il fera sa remise au moyen d’une lettre de change. Il fera donc entrer
le prix de l’or monnayé en Angleterre parmi les cléments de son calcul. Un
eoiip d’œil sur VAppendice du nulfion-Report, n» n, nous apprend que les opé
rations sur l’or, dans le continent, ont principalement pour objet Vor monnaie
Pendant les quinze mois, qui finissent en mars 1810, le montant total des
ventes d’or en barres, effectuées par l’intermédiaire du bureau des lingots à
la Banque, ne dépassèrent pas une valeur de 60,867 liv. tandis que les ventes
relatives a l’or monnayé donnèrent pour la meme période un total de 683,674
livres.