société. IJ ne nous appartient pas de les rechercher ici, mais nous ne serions
pas embarrassés pour en indiquer plusieurs bien autrement réelles.
Quoi qu’il en soit, en Prusse, et généralement dans toute l’Allemagne, l’en
seignement donné dans les écoles réelles nous paraît sagement coordonné.
Outre une préparation littéraire suffisante pour les carrières commerciales,
largement, libéralement et souvent gratuitement mise à la portée des fortunes
les plus modestes, il propage avec succès la connaissance des langues modernes,
française, anglaise et italienne; il prépare, pour le recrutement des instituts
polytechniques, des sujets qui savent convenablement la langue allemande et
très-souvent d’autres langues modernes. Simple dans son exposition scientifique,
aidé de collections aussi largement pourvues qu’il est nécessaire, confié à des
professeurs qui savent adapter leur enseignement à la direction spéciale de
leurs élèves, et à cet effet complètement séparé de celui des gymnases, qui est
et doit être beaucoup plus doctrinal, il nous paraît satisfaire aux conditions d’un
enseignement spécialement destiné aux commerçants et aux industriels.
ÉCOLE RÉELLE DE BERLIN.
( KÖNIGSTADTISCH REALSCHULE. )
Les études de cette école, qui est l’une de celles où l’enseignement est le plus
élevé, sont partagées entre les classes élémentaires et ce que l’on nomme les
classes réelles.
Les premières classes, au nombre de quatre, comportent deux années
d’études, pendant lesquelles l’enseignement traite de la religion, delà langue
allemande, de l’écriture et du calcul. Les élèves peuvent y être admis à 7 ans,
pourvu qu’ils sachent déjà lire, écrire et calculer un peu.
Les classes qui constituent l’enseignement plus élevé sont au nombre de six,
selon la classification, mais elles exigent en réalité huit années d’études.
La première, qui est une rhétorique de langues modernes, doit être dou
blée et par conséquent exige deux ans.
La deuxième et la troisième sont partagées en deuxième et troisième infé
rieures, et en seconde et troisième supérieures qui occupent chacune une
année.
La quatrième et la cinquième exigent chacune une année.
La sixième et la septième seules n’exigent chacune qu’un semestre.
Cette répartition des études correspond donc à neuf années d études qui,
jointes aux deux années élémentaires imposées à un enfant qui est entré à
7 ans, ne lui permettraient de terminer ces études qu’à 18 ans, pour entrer
plus tard dans les instituts polytechniques.