170 l’allemagne économique.
de la fabrication des cigares, laquelle prit même
dans la période suivante un essor tel, que non-seu
lement elle domina le marché personnel sauf poul
ies qualités supérieures, mais qu’elle put faire en
core un commerce d’exportation très-suivi, eu dé
pit des taxes fort élevées établies en tout lieu et des
prohibitions qui restreignaient notablement le pla
cement de semblables produits.
Citons encore parmi les produits, sur lesquels les
droits d’entrée furent également augmentés, lagulta-
percha épurée, les articles en caoutchouc, les lunet
tes, les articles en écaille, les chandelles de suif, de cire
ou de stéarine, d’où il résulte, qu’on accordait aux
petites fabrications la protection qui était réfusée aux
grandes.
Par contre, plusieurs matières premières furent
dégrevées, et la taxe générale du transit fut abais
sée de 15 à 10 gros d’argent.
Cette neuvième session, dont les résolutions, bien
que favorables en définitive à l’industrie allemande,
n’avaient cependant pas à beaucoup près réalisé ses
espérances, puisque la question du tarif des fils et
des tissus était indéfiniment ajournée par la résis
tance obstinée du moindre des gouvernements du
Zollverein aux vœux de tousles autres, prit fin le
23 juin 1851, alors que les conférences de Dresde,
restées sans inlluence effective sur la marche de la
politique commerciale, avaient cessé déjà leurs opé
rations dès le 18 mai.