de paix, au bas duquel figure la signature de l’Angleterre, soient respectés
et mis en oeuvre, Cette pétition s’appuyait sur le rapport de
l'honorable Charles H. Gray membre du même. comité qui passa en
Macédoine un mois et fut témoin des faits qu’il rapporte, Le Comité
balkanique concluait en demandant instamment une enquête, sous les
auspices de la S. D. N. pour constater si ces faits révoltants étaient vrais
ou non. Le rapport de M. Gray constate que nulle part en Macédoine
on ne trouve une école minoritaire, que dans toutes les écoles les instituteurs
et les institutrices sont des Serbes venus de la Serbie; aucune
mesure n’a été prise par le Gouvernement serbe pourque l’enseignement
se fasse en bulgare. Les droits politiques n’existent pas.
Le 23 novembre 1928 le Gouvernement Serbe daignait enfin
donner une réponse — seule et unique jusqu’à présent, par une de ces
formules toutes faites: ,Le Gouvernement royal réitère et maintient sa
déclaration qu’il n'existe aucune minorité bulgare dans le royaume des
S. C. S. La population slave de la Serbie du Sud n’étant ni une minorité
de langue ni de race ni de religion, il ne peut exister, par rapport
à elle, ni une question scolaire ni une question religieuse.“ Cette déclaration
officielle adu moins un grand mérite ; elle est courte et précise,
En Serbie, il n’y a pas des Bulgares, il n’y a pas d’Albanais; sur son
territoire ne vivent pas des Croates, ni des Slovènes, ni des Bosniaques
Musulmans, il n’y a pas de Monténégro, il n’y a pas de Macédoine.
C’est clair et net. Non et non ; il n’y a que des Serbes; dans la grande
Serbie ne peuvent vivre que des Serbes, s’il s’y trouvent d’autres nationalités,
elles doivent disparaitre de gré ou de force. Bonne note doit
être prise.
VII, Pendant l’année 1928, à Berlin l’Union interparlementaire
renouvellant ses réunions àa entendu des —Oorateurs qui ont
touché la question des minorités, Les uns ont prêché la patience pour
les nationalités asservies et plus de loyauté envers l’Etat. D’autres se
sont levés pour flétrir en termes violents l’oppression à laquelle sont
soumises ces minorités pacifiques ; finalement l’union interparlementaire
demandait la formation d’une commission permanente des minorités auprès
de la S. D. N. Tous les délégués ont été unanimes que la S, D. N.
a failli à son devoir de défendre les faibles contre les forts.
VIIL. L'international law Association une union des juristes,
juges et avocats, qui fait autorité dans l’Eutope toute entière, discuta
dans sa session de 1926 à Vienne la question des minorités, Mr. R.
Brunet, de la section française, lut un rapport qui jeta une note discordante
sur tout ce qui avait été discuté et voté jusqu’alors D’après
lui, il existe deux sortes des minorités nationales, qu’il faut toujours
distinguer: De première catégorie, celles qui peu à peu se rapprocheront
de la majorité pour -s’assimiler définitivement; de seconde catégorie,
celles qui sont destinées à rester pour toujours de petits îlots dans la
mer des majorités; les nationalités bulgares rentrent, il est évident dans
la première catégorie. Comment l’honorable R. Brunet est-il arrivé à
créer ces deux catégories. dont on ne trouve trace nulle part dans les
traités? Mystère. Néanmoins, les Serbes et C-ie ne pouvaient pas trouver