parts, ont répondu des intelligences éveillés pour l’arrêter dans sa
course à l’abîme. Des initiatives se sont révélées chez des hommes de
bien pour guérir les nationalités de la haine et de Phostilité, héritage
maudit de la tuerie infernale de quatre ans. Des associations de professeurs,
des députés de toutes les nations se sont formées pour faire sortir
la S. D. N. du marasme et de la tourbière où elle s'enfonce chaque
jour plus profondément. Jetons un coup d'oeil rapide sur leur activité
pour mieux juger des tendances et des fluctuations de l’opinion publique.
1. Parmi ces sociétés en première ligne vient l'Union internatiotale
pour la S. D. N. dont le but est de soutenir et de propager
les idées de l'institution de Genève, Eile a été fondée au lendemain
de la guerre, et depuis 1921, elle se donne beaucoup. de peine
pour aider la S. D. N. sans arriver à des résultats très appréciables,
malgré toute sa bonne volonté. Dans sa session de 1924, elle a émis
le vœu qu’une enquête internationale soit instituée et qu’une commission
permamente s'occupe spécialement des droits des minorités. En 1927, à
Salzbourg, la question de la procédure a été débattue, deux résolutions
ont été votée, contre la théorie révoitante de Mello-Franco et contre la
thèse que les droits des minorités sont incompatibles avec la loyauté du
citoyen envers l’Etat. L'association constatait que la différence de religion
de langue, et de race d’une partie des citoyens de l’Etat n’est pas
de nature à compromettre son unité.
Dans sa session de 1926 la même association sous le rapport de
Sir Dickinson adoptait une résolution demandant à la S. D. N. d’aborder
de suite la question brûlante des minorités, un péril pour la paix de
l’Europe; d'organiser une enquête générale pour constater sur place
comment les Etats appliquent leurs devoirs envers les minorités. La délégation
bulgare a proposé de reconnaître aux minorités la personnalité
morale; de les autoriser d'adresser directement, sans réserve ni restriction,
leurs demandes pour soutenir et défendre leurs droits devant toutes
les institutions internationales; de mettre à l’ordte du jour de suite la
question des minorités bulgares. Ce fût une occasion pour les Serbes et
les Grecs de s’y opposer, parce que d’après eux il n’y en a pas sur leur
territoire. Les agitations en Macédoine seraient le fait d’une poignée
d’avanturiers. Fort bien. Mais si cela était exact, quelques pandours
auraient vite fait d’en avoir raison; que craignent-ils donc? Comment
expliquer l’état de siège en Macédoine pendant 15 ans? Quels sont ces
compatriotes serbes dont il faut ranimer le patriotisme par les bales et
les baïonnettes? Les Grecs ont fait jouer les droits historiques: il y a
2.000 ans l'univers leur appartenait.
La Délégation buigare a toujours soutenu dans ses déclarations que
les minorités bulgares constituent par elles-mêmes une individualité nationale
et, en cette qualité, elles ont le droit incontestable de réclamer
la protection de la S. D. N. pour la défense de leurs droits minoritaires,
En septembre 1928, la Conférence de l’Union Internationale des associations
pour la S. D. N. s’en occupa de nouveau pour entendre le délégué
serbe nier l’existence d’une minorité bulgare en Macédoine, On
n’y parlerait pas le bulgare, mais un dialecte entre le serbe et le bul-