rence de l’Etat relativement aux conflits du travail. Il marque
en droit, comme cela était déjà advenu en fait, la faillite de
la méthode libérale. On a fort justement remarqué, et le
sénateur Tanari a particulièrement parlé en ce sens, lui qui
à une expérience personnelle en cette matière, l’erreur du
libéralisme qui donnait aux foules la liberté illimitée de se
mouvoir mais qui les abandonnait en même temps à l’exploita-
tion patronale d’une part, à l'exploitation démagogique des
organisateurs socialistes de l’autre. Cette loi marque égale-
ment la faillite de la méthode démocratique. Elle fait entrer
finalement les masses dans la vie de l'Etat, mais non pas à
la manière imparfaite et fausse de la démocratie. La démo-
cratie donnait aux foules le droit de vote, mettait donc prati-
quement entre leurs mains le sort de l’Etat; mais elle les
tenait en dehors de l’Etat, car elle les abandonnait à l’exploi-
tation politique. Ce n’était pas une manière efficace et saine de
faire participer les masses à la vie de l’Etat que de leur donner
une arme formidable sans s'approcher d’elles, sans les com-
prendre et sans défendre leurs intérêts économiques et moraux.
« Le fascisme a évité ces deux erreurs, non pas en com-
primant les foules ouvrières, en détruisant leurs conquêtes
ou en les empéchant d’en faire de nouvelles, mais en les faisant
entrer pleinement dans la vie de la nation et de l’Etat,
en leur donnant le sentiment de la solidarité nationale, en
leur faisant comprendre que si l’antagonisme des intérêts
ne peut être éliminé au moment de la distribution de la richesse,
la solidarité ne peut pas davantage être supprimée entre les
catégories dans la période de production. Cela est essentiel
dans un pays comme le nôtre qui se trouve dans une condi-
tion de si grande infériorité à l’égard d’autres peuples plus
fortunés. Le fascisme a fait comprendre aux classes ouvrières
combien était stupide la théorie qui prétendait déchaîner à
l’intérieur de la nation une lutte perpétuelle, et réaliser en
même temps hors de la nation la paix perpétuelle. Le fascisme
a montré aux masses populaires que le secret de leur salut
et de leur prospérité est dans une solidarité de plus en plus
intime à l’intérieur de la Nation.
«Le temps n’est plus où l’Etat permettait qu’au sein
même de son organisation se créassent les forces destinées
à le combattre. Toutes les forces qui existent dans le pays
doivent être dominées par l’Etat qui doit se placer au-dessus
d’elles comme souverain et comme arbitre. Aussi considérons-
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