l’ALLEMAGNE ÉCONOMIQUE.
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deste qu’il occupe sur les cartes géographiques, a
plus d’une fois, même dans les derniers temps, fixé
les regards de l’Europe, et qui se présente à nos propres
yeux avec toutes les séductions et tous les souvenirs
de la terre natale.
Celte rumeur avait même pris une consistance
telle, que déjà au mois d’avril 1839 le ministère
prussien était saisi de représentations qui lui étaient
adresssés des provinces rhénanes, notamment des fabricants
de cuir de Malmédi, dont l’industrie devait
avoir, dans la pensée de ces derniers, beaucoup à
souffrir de l’accession du Luxembourg. D’ailleurs
l’opinion publique n’avait pas fait fausse route, puisque
le 19 juin de la même année l’amliassadeur de
Hollande à Berlin remettait une note où était exprimé
le désir de son souverain, de faire usage des
dispositions libérales de l’art. 38 des traités d'union,
en prenant part au Zollverein avec le grand-duché de
Luxembourg, qui déjà appartenait à la Confédération
germanique.
Toutefois, ces ouvertures firent faire des réflexions
à la Prusse, qui croyait ses intérêts propres aussi
bien que les intérêts collectifs compromis parla difficulté
de surveiller les frontières luxembourgeoises
vis-à-vis de la France et de la Belgique, par les complications
que ferait naître l’administration locale
des douanes et sa direction supérieure, par la résistance
à laquelle on s’attendait de la part de la population,
par les sacrifices qu’imposerait le partage