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\\<± L'ALLEMAGNE ÉCONOMIQUE.
auprès d’elle dans la direction indiquée, sans que cependant
le chargé de pouvoirs de la Hollande fît de
ce refus un impedimentum à la signature du traité.
Mais il arriva que le cabinet de la Haye s opposa a
la ratification de la signature donnée en son nom, et
sa détermination fut évidemment dictée parle parti
devenu prédominantà la Ilayeetdans le Luxembourg,
qui repoussait tout rapprochement avec T Allem.agne,
et la convention comme préjudiciable aux intérêts
bien entendus du grand-duclié. Quand M. de Scherff
se représenta il Berlin en décembre 1841, il était
chargé de la mission de négocier un provisoire qui
maintiendrait le statu quo^ et interdirait pendant un
certain nombre d’années au Luxembourg tout traité
de commerce avec ses voisins de la France et de la
Belgique, tandis que de son côté le Zollverein renoncerait
à la ratiiication et à l’exécution du traité
du 8 août. Peu de temps après, deux délégués luxembourgeois,
MM. Simons et Théodore Pescatore furent
mêlés à la négociation, qui visait même maintenant
de leur part à limiter à une seule année l’interdiction
pour le Luxembourg de passer un traité
ou de renforcer un Zollverein étranger. Mais ces
combinaisons furent également déclinées par la
Prusse, laquelle, plutôt que de continuer les pourparlers,
préféra attendre la (in des événements, qui
lui indiquaient l’apaisement prochain dans le
Luxembourg de l’agitation, un peu artificielle à ses
yeux, qu'y avait produite le traité du 8 agùt.