i 28 l’allicmagne économique.
des mesures qui fussent propres à assurer au com
merce et aux produits de l’Allemagne une place
agrandie dans le commerce du monde.
Les autres, ralliés surtout autour du Ministère
des finances, demandaient à s’en tenir aux prati
ques antérieures, se cramponnaient au principe
de taxes modérées, se montraient hostiles à toute
augmentation de droits, à toute entreprise dirigée
contre la législation douanière prussienne de 1818,
et ne manquaient pas de se prévaloir notamment des
avantages* financiers obtenus jusqu’alors. Mais en
dehors des sphères gouvernementales proprement
dites, ce dernier courant recrutait encore des pro
sélytes dans le haut commerce, auquel l’importation
do marchandises étrangères valait des bénéfices con
sidérables, ainsi que parmi les représentants des in
térêts agricoles et parmi les consommateurs. Toutes
ces personnes unies aux autorités scientifiques, qui
condamnaient spéculativement toute perception de
droits, formaient les véritables champions du free
trade ; leur siège était surtout dans les grandes places
de foire et dans les villes commerçantes du Nord; et
bien qu’en principe les free-traders purs fussent aussi
distants des adhérents du système en vigueur que
des partisans des droits protecteurs, ils pactisèrent
momentanément avec ceux qui, attachés aux erre
ments suivis dans le passé, repoussaient au moins
les innovations aggravantes.
Toutefois, vers la fin de 1844, les défenseurs du